








L’Agence de promotion économique du Canada atlantique a accordé du financement à un projet de recherche et d’étude de trois ans sur la santé des camionneurs professionnels.
Ce projet vise la commercialisation d’applications logicielles axées sur les sciences de la santé et destinées à aider les camionneurs à améliorer leur rendement professionnel global. Le projet intitulé Trousse d’outils du conducteur en santé est géré par Michel Johnson, de l’Université de Moncton (U de M), École de kinésiologie et de récréologie, avec le concours d’un collaborateur important à ce projet, le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB), campus de Dieppe.
Jean Marc Picard, directeur général de l’Atlantic Provinces Trucking Association (APTA) affirme que ce logiciel est important pour l’industrie du camionnage en Atlantique. « Les membres de l’APTA ont pris immédiatement conscience de l’importance de ce projet et ont appuyé sans réserve la proposition de l’UdeM et du CCNB. » Le financement contribuera à la création d'un service de recherche à l’Université de Moncton et à sa dotation en personnel ainsi qu’à la création d’une unité de recherche mobile dirigée par le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick. L’unité mobile se déplacera partout dans la région de l’Atlantique afin de réunir, auprès des membres de l’APTA, des données spécifiques à l’industrie concernant la santé et le rendement des camionneurs.

La plupart des membres de la société ne voient aucun motif de célébrer ce stade de la vie appelé l’âge d’or.
Clive Baldwin, de la Chaire de recherche du Canada en études narratives, à St. Thomas University, affirme être passionné par le rôle de la narration dans le vieillissement. Sous l’égide d’un partenariat de recherche important créé avec l’Atlantic Institute on Aging et le York Care Centre, de Fredericton, une composante du programme de recherche global de monsieur Baldwin porte sur l’étude de la dynamique de la narration (raconter sa vie) dans les soins de santé, les services sociaux et le perfectionnement professionnel.
Monsieur Baldwin espère que les résultats de ces recherches et d’autres travaux connexes permettront d’accroître la compréhension qu’ont les intervenants (ceux qui travaillent dans les foyers pour personnes âgées, les professionnels, les praticiens et les formateurs, etc.) de la notion du « vieillissement », et qu’ils fourniront les moyens de célébrer cette importante étape de la vie.
Monsieur Baldwin a reçu du financement de la Fondation canadienne pour l’innovation et de la Fondation de la recherche en santé du Nouveau-Brunswick afin d’établir une infrastructure de laboratoire et de créer des postes d’assistants à la recherche.

L’University of Prince Edward Island a lancé une nouvelle entreprise de recherche contractuelle fondée en partie sur la technologie mise au point à UPEI.
Biovaluation Outsourcing Solution (BioVOS) fournit des services à l’industrie pharmaceutique pour la mise à l’essai de nouveaux médicaments et de nouveaux traitements des maladies neuro-inflammatoires, des troubles du métabolisme et des troubles cardiovasculaires, notamment les maladies cardiaques et les accidents cérébraux vasculaires. BioVOS a conclu des contrats exclusifs en vue de l’exploitation de plus de cent modèles et techniques de recherche in vivo et in vitro mis au point par l’Atlantic Centre for Bioactive Valuation (ACBV) et d’autres partenaires. L’accès à la recherche de l’ACBV n’aurait pas été possible sans un généreux financement de la part de Innovation PEI et de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA). L’organe de commercialisation de l’University of Prince Edward Island, Three Oaks Innovations Inc., a apporté son concours aux partenaires de BioVOS afin qu’ils puissent lancer leur entreprise.

Un partenariat entre deus professeurs de St. Francis Xavier University contient la solution pour une exploitation durable des ressources marines.
Fundy Dulse est une petite entreprise familiale de ramassage de dulses dans le comté de Digby, en Nouvelle-Écosse. L’entreprise voulait prendre de l’expansion en augmentant ses ressources en dulses, mais uniquement de façon durable et sans nuire à l’environnement.
Elle a pu trouver une solution à son problème grâce à un partenariat créé avec un professeur de biologie de St‑Francis-Xavier University, David Garbary, et trois étudiantes, Leah Beveridge, Andrea Flynn et Katie White, ainsi qu’avec un professeur de mathématiques de la même université, Ryan Lukeman.
La recherche entreprise devrait permettre de connaître davantage les façons d’accroître cette activité de récolte marine tout en assurant sa durabilité.

L’Université du Nouveau-Brunswick a reçu la somme de 5 millions de dollars de deux de ses anciens de renommée, Gururaj (Desh) Deshpande et Gerry Pond, afin d’établir un centre d’entreprenariat et d’innovation.
Le centre Pond-Deshpande pour l’innovation et l’entreprenariat à l’UNB jouera un rôle de catalyseur pour l’avancement de l’innovation et de l’entreprenariat au Nouveau-Brunswick en favorisant la collaboration entre les entrepreneurs, les jeunes entreprises et les étudiants, le corps professoral et les anciens et anciennes de l’UNB. Le centre collaborera avec les programmes déjà établis d’innovation et d’entreprenariat à l’UNB afin d’élaborer des cours et des possibilités de mentorat pour les étudiants qui leur assureront une solide base en entreprenariat technique et social et leur donneront l’occasion de faire l’expérience du processus d’entreprenariat et d’explorer les possibilités de succès de cette méthode. Selon Desh Deshpande, « les grandes idées sont futiles sans un entrepreneur décidé à les mettre en valeur par la création d’entreprises viables. Nous espérons que le centre lancera de nombreuses possibilités d’apprentissage axées sur l’expérience pour que les étudiants puissent devenir des entrepreneurs de cette trempe ».

Deux professeurs de la Saint Mary’s University dont les découvertes en chimie non polluante ont un potentiel important d’application industrielle ont signé une licence avec GreenCentre Canada. Les recherches effectuées sur les liquides ioniques par Robert Singer et Jason Clyburne ont suscité l’attention à l’échelle internationale.
Par l’entremise du bureau de liaison avec l’industrie, deux accords de licence ont été négociés avec GreenCentre Canada en décembre. Les accords créent un partenariat unique entre les scientistes de Saint Mary’s et les experts de GreenCentre Canada. Ensemble, ils réaliseront des essais pilotes à grande échelle des prototypes créés en laboratoire. Cette nouvelle phase de développement permettra d’évaluer le fonctionnement de ces technologies « sur le terrain », et si les essais sont fructueux, on pourra accélérer la mise en marché.


Nova Scotia College of Art and Design établit un bureau BLI (Bureau de liaison avec l’industrie) grâce à un partenariat avec Saint Mary’s University.
Le bureau de liaison avec l’industrie (BLI) du Nova Scotia College of Art and Design (NSCAD) a été établi par suite d’un partenariat avec la Saint Mary's University.
L’équipe du bureau de liaison avec l’industrie aura pour tâche de faciliter la collaboration entre les chercheurs du NSCAD et l’industrie, ainsi que de veiller aux activités de transfert des technologies avec des partenaires qui ont un intérêt direct dans les applications pratiques des technologies inventées au NSCAD.
Si l’on sait harmoniser la pensée créative du cerveau droit et la démarche analytique du cerveau gauche dans sa façon d’aborder les affaires, la science et la technologie, on ouvre la voie à de nouveaux produits et services et à des solutions créatives aux problèmes de taille auxquels la société est confrontée et, en bout de ligne, à la croissance économique.

Une équipe à NSCC a développé un système de freinage mis à jour qui contient le système d’origine de pair avec la technologie moderne pour améliorer la facilité d’utilisation et réduire l’usure des véhicules de Harbour Hopper.
En novembre 2011, le capitaine Jeff Farwell de Murphy’s : The Cable Wharf, s’est adressé à des employés du Nova Scotia Community College (NSCC) pour leur exposer son problème. Étant donné les collines au centre-ville d’Halifax, les freins de son véhicule amphibie, le Harbour Hopper, subissait une usure bien trop prématurée.
Le Harbour Hopper est un véhicule amphibie de marque Lark V qui a été remis en état et qui permet des visites du centre-ville d’Halifax tant en mer que sur terre. Ces véhicules ont à l’origine été fabriqués pour la guerre du Vietnam, donc il n’est pas facile d’obtenir des pièces de rechange. Ainsi, remplacer les freins s’avère une entreprise coûteuse qui nécessite beaucoup de temps et des pièces faites sur mesure.
Une équipe du NSCC a réussi à mettre au point un système de freins moderne qui allie le mécanisme original et la technologie moderne afin d’accroître la durée de vie de ces véhicules et de réduire l’usure des freins. Ce nouveau mécanisme a été mis à l’essai et il est très efficace. L’entreprise Murphy’s s’affaire maintenant à l’installation de cette technologie dans tous ses véhicules amphibies.

Un pesticide sûr pour l’environnement et la consommation humaine est en préparation à Mount Allison University.
Afin de répondre à la demande croissante de pesticides qui ne présentent aucun risque pour la santé, deux professeurs de Mount Allison University se consacrent à la recherche d’une solution. Les consommateurs le savent très bien, les produits de récolte au Canada et à l’étranger contiennent souvent des pesticides à base chimique qui peuvent nuire à la santé des humains et à l’environnement. Toutefois, les producteurs alimentaires dépendent de ces pesticides, qui, au bout du compte, protègent les récoltes et les profits qui en découlent. L’entreprise SustainaChem Solutions espère pouvoir offrir un nouveau pesticide dérivé du bore, une substance non toxique présente à l’état naturel dans la terre et qui ne crée aucun risque pour la consommation par les humains ou pour l’environnement.
L’équipe de démarrage de SustainaChem regroupe les étudiants en commerce de Mount Allison, Samuel Imbeault, Nicholas Savoie, Christine Schweitzer, Ryan Smith et Kaila Thomasson. Ils travaillent avec les chercheurs Steve Westcott (chimie et biochimie) et Felix Baerlocher (biologie). Ils ont produit un nouveau pesticide dérivé du bore, une substance non toxique présente à l’état naturel dans la terre et qui ne crée aucun risque pour la consommation par les humains et pour l’environnement.

Le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB) a obtenu l’autorisation d’administrer des fonds offerts par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) du Canada.
La présidente et directrice générale du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, Marilyn Luscombe, affirme que cette autorisation représente tout un accomplissement pour le Collège. Elle ajoute : « Cette réalisation, conjuguée à d’autres initiatives qui visent à accroître notre capacité d’entreprendre la recherche appliquée, saura profiter à tous les intervenants intéressés de notre établissement d’enseignement, fussent-ils des étudiants, des membres du personnel ou des partenaires du secteur industriel et du secteur éducationnel. »
Les initiatives en recherche appliquée offriront de nombreux avantages au Collège, notamment, elles auront pour effet d’accroître les expériences d’apprentissage pour les étudiants, elles favoriseront le perfectionnement professionnel et créeront des occasions pour le personnel d’obtenir de la formation et de travailler plus étroitement avec le monde des affaires et l’industrie dans les domaines de l’innovation, de l’amélioration de la productivité et de la commercialisation. Son admissibilité aux programmes du CRSNG donne au CCNB la possibilité de présenter des demandes de financement auprès du Programme d’innovation dans les collèges et la communauté du CRSNG (ICC), qui fournit diverses occasions de collaboration entre les collèges, les entreprises et les universités ainsi qu’une aide financière pour le développement ou l’accroissement des efforts et des ressources en recherche appliquée.


Gavin Kernaghan est biologiste au Mount Saint Vincent University. Lui et Zhongmin Dong, de Saint Mary’s University, ont entrepris une étude de faisabilité de la digestion anaérobie de produits dérivés du bois en vue de la production de biogaz.
BioGas Energy Inc. (BEI) est une société œuvrant dans le domaine de la technologie de la digestion anaérobie qui offre une gamme complète de services de valorisation énergétique des déchets en Amérique du Nord. Son installation de démonstration actuelle, située à Centreville, dans le comté de Kings, peut extraire du gaz méthane des déchets organiques comme le fumier des bovins et des porcs, des déchets de cuisine et des cultures énergétiques. Cette équipe de professionnels hautement qualifiés déterminera comment il est possible de traiter des déchets dérivés du bois afin de créer de l’énergie sans nuire à l’environnement.
Les résultats de l’étude fourniront à BEI des renseignements essentiels sur la composition chimique de produits dérivés du bois qui sont facilement accessibles et sur leur potentiel de production de biogaz. Si les données sont favorables, les partenaires passeront à la création d’un prototype à partir d’une gamme de biodigesteurs. Ce travail pourrait mener à une solution utile au problème de taille que constitue l’enfouissement des déchets en Amérique du Nord.

Qamar Zaman a mis au point une nouvelle technologie de pulvérisation pour les champs de production de bleuets sauvages, un secteur de l’industrie agricole qui est très rentable dans l’est du Canada et au Maine. Le bleuet est un produit d’exportation de grande valeur pour l’économie régionale, particulièrement celle des régions rurales. Des entrepreneurs importants de ce secteur agricole ont consulté monsieur Zaman, du département d’ingénierie du Nova Scotia Agricultural College, pour savoir s’il pouvait développer un système pour l’application ciblée d’herbicides afin de réduire l’incidence environmentale et les coûts de production.
Son équipe et lui ont mis au point un prototype grandeur nature. Ce pulvérisateur monté sur un tracteur utilise une imagerie numérique en temps réel qui assure le traitement rapide des données et détermine où sont les mauvaises herbes, les endroits dénudés ou les plants de bleuets par analyse de la couleur et de la texture de l’image. L’analyse se fait au fur et à mesure des déplacements du tracteur sur le champ et de l’épandage. Grâce à cette technologie, l’application d’herbicides a pu être réduite de 60 %, ce qui se traduit par une épargne de plus de 200 $ l’acre en une seule pulvérisation. Tout cela représente une économie considérable pour l’industrie, compte tenu du fait qu’il y a environ 100 000 acres de champs en culture. Le Nova Scotia Agricultural College a présenté une demande de brevet pour le logiciel utilisé par le système et d’autres améliorations sont en cours. À l’heure actuelle, le NSAC cherche un partenaire à qui accorder la licence de fabrication commerciale du pulvérisateur pour son lancement sur le marché. Par ailleurs, le collège explore de nouvelles applications pour cette technologie de détection et cet algorithme.

L’incubateur d’entreprises à vocation technologique de Memorial University a remporté le prix de l’Incubateur de l’année 2011 décerné par la Canadian Association for Business Incubation (CABI). Le Genesis Centre fait partie de la société Genesis Group Inc., l’entreprise de commercialisation des technologies de l’université.
« Depuis sa création, le Genesis Centre a sans cesse obtenu du succès et il s’est taillé une réputation enviable partout dans le pays. Il constitue également un modèle par excellence de pratiques exemplaires dans l’incubation d’entreprises », affirme Ed Hobbs, président de la CABI. « Cette reconnaissance est tout à fait méritée, » dit-il. Il y a vingt-neuf entreprises qui ont bénéficié des services d’incubation du Genesis Centre. Au total, ce centre d’incubation a réuni la somme de 18,7 millions de dollars en fonds de capital-investissement, dont 65 % proviennent de sources extérieures à Terre-Neuve et Labrador. Les clients du centre et ses diplômés emploient presque 400 personnes.

Les données d’une nouvelle recherche visent une diminution des coûts de chauffage.
Scott Costain, constructeur de résidences de l’Île-du-Prince-Édouard, est un homme progressiste qui se spécialise dans la construction de maisons à haut rendement énergétique. À l’automne 2011, il a consulté Phyllis Duffy, agente de liaison avec l’industrie de Holland College, pour obtenir son avis sur une question qu’il se posait. Depuis quelque temps, il augmentait la quantité d’isolant dans les murs extérieurs des maisons qu’il construisait et, quoique cela ait pour effet de réduire nettement les coûts de chauffage, sa méthode augmentait les coûts de construction. Monsieur Costain voulait savoir si le fait d’ajouter plus de matériau isolant dans les murs, conjugué à la main-d’œuvre additionnelle, représentait réellement une diminution des coûts.
Rod Dempsey, ingénieur professionnel possédant une expérience pertinente, a travaillé sur le projet au Holland College, comparant cinq assemblages améliorés de murs extérieurs et un mur ordinaire afin de déterminer lequel était le plus efficace au point de vue du coût. Les résultats ont confirmé que l’assemblage réalisé par monsieur Costain était le moins coûteux sur la durée totale de vie d’un bâtiment. Costain disposait maintenant des données nécessaires pour prouver sa thèse. Les résultats de l’étude ont déjà été fournis aux étudiants et étudiantes de deux programmes d’études en construction au Holland College et ils ont été transmis à l’Association canadienne des constructeurs d’habitations, section de l’Île-du-Prince-Édouard.

L’université Dalhousie annonce un partenariat avec Boeing pour des projets appliqués dans le domaine de matériaux de pointe, des graphiques mobiles et l’analyse visuelle de textes.
Nombreux sont les professeurs en génie qui vous diront que ce qu’ils préfèrent par-dessus tout c’est de travailler avec des partenaires industriels. C’est pour eux l’occasion de s’attaquer à des problèmes réels et de voir leurs efforts et ceux de leurs collaborateurs se concrétiser en des changements importants pour la collectivivité. Beaucoup partagent ce sentiment dans le domaine des sciences informatiques.
Grâce à un nouvel investissement de la société Boeing, certains professeurs et étudiants de ces deux domaines d’étude auront justement une occasion en or de participer à ce genre de recherche concrète. En septembre 2011, la Dalhousie University a annoncé la création d’un partenariat avec la société d’aérospatiale internationale en vue du lancement d’un projet d’informatique appliquée qui comporte, notamment, le développement de matériaux de pointe, la mise au point de mobiles graphiques et l’analyse visuelle et textuelle. Chacun de ces projets vise à répondre à des besoins industriels précis qui créeront des retombées non seulement pour Boeing, mais pour bien d’autres aussi.

En plus de promouvoir des initiatives de commercialisation entre les chercheurs et l’industrie, Springboard a comme rôle unique de faciliter une synergie entre les universités et les collèges.
Un exemple par excellence de cette synergie est le projet pilote de centre de recherche sur la fermentation industrielle établi par un membre de Springboard, le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB), à son campus d’Edmundston. Ce centre de recherche est le seul en son genre à l’est de Montréal et il se consacre à la recherche appliquée, au transfert des technologies, à la commercialisation et à la formation dans le secteur de la biotechnologie industrielle. Le centre dispose aussi d’une bioraffinerie capable d’effectuer des essais de fermentation à grande échelle, service auquel les chercheurs d’établissements d’enseignement et de petites et moyennes entreprises n’avaient pas accès auparavant, ici, dans la région de l’Atlantique.
L’entreprise J & K Scientific s’est engagée dans une recherche fructueuse avec les professeurs et les étudiants du département de chimie de la CBU, ainsi qu’avec le bureau des études supérieures et de la recherche et le Small Business Center de la CBU.
J & K Scientific a choisi la CBU comme fournisseur de services après avoir reçu un financement de 15 000 $ du Programme de coupon en faveur de la productivité et de l’innovation, ce qui a permis au département de chimie de collaborer davantage aux activités de recherche de l’entreprise. J & K Scientific a mis au point une technologie qui offre un moyen plus rapide et moins coûteux de procéder à des analyses chimiques d’échantillons.
Fidèle à son engagement envers les étudiants de la CBU, l’entreprise emploie actuellement deux diplômés de la CBU et a l’intention d’en embaucher un autre dans un avenir rapproché.

Kirk Hiller, entomologiste et chercheur à Acadia University, dirige un projet de 6,9 millions de dollars, financé par le Fonds d’innovation de l’Atlantique de l’APECA, dont le but est de mettre au point des produits phéromonaux innovateurs afin de lutter contre les populations d’insectes nuisibles. Cette recherche utilise la phérormone des insectes comme méthode non toxique. Les produits phéromoraux désorientent les insectes et les empêchent de se reproduire, ce qui a pour effet de réduire dans l’ensemble les coûts de la lutte contre les insectes nuisibles et l’utilisation de pesticides. Les marchés potentiels pour ces produits sans effet nuisible pour l’environnement sont notamment, les gouvernements municipaux, provinciaux et fédéral, les états et l’industrie.

Mount Saint Vincent University et Holland College travaillent en collaboration pour transformer de l’espace à l’extérieur en espace de jeu pour les enfants.
En mars 2012, Mount Saint Vincent University (The Mount) et Holland College ont initié un projet pour améliorer le design du terrain de jeu au sein du centre de développement de l’enfance du collège et l’école laboratoire (CDC). Dre. Beverlie Dietze, professeure adjointe au département des études sur les enfants et les jeunes et experte sur le jeu à l’extérieur, a étroitement collaboré avec Dre. Audrey Penner, directrice de la recherche appliquée ainsi qu’avec le corps professoral et le personnel de CDC pour concevoir de façon différente l’espace extérieur et pour ultimement transformer l’espace pour maximiser les expériences d’apprentissage, de croissance et de développement des enfants.
Le projet contient quatre phases : identification d’une philosophie pour l’espace de jeu extérieur, incluant la programmation; l’application de cette philosophie en développant un concept facile à travailler avec; L’essai du concept de l’espace de jeu dans un cadre théorique; et finalement apporter le modèle d’espace de jeu proposé aux communautés de la petite enfance (parents, garderies, gouvernement, etc.).
Sur plusieurs mois, Dre. Dietze a travaillé avec le personnel de CDC, les parents d’enfants qui fréquentent le Centre, et les membres du corps professoral qui enseignent dans le programme d’Éducation à la petite enfance pour développer le meilleur modèle de jeu extérieur pour le CDC. « Le modèle mettait l’emphase sur le lien entre le jeu à l’extérieur et le développement social, émotionnel, cognitif et physique des jeunes enfants », explique Dre. Dietze. Elle ajoute que « les conséquences d’une réduction importante en temps de jeu à l’extérieur présente des défis importants pour les enfants canadiens à établir des styles de vie sains et à se développer à leur plein potentiel. Notre objectif est d’apporter un changement positif qui va améliorer ces statistiques avec le temps ». Le problème de manque d’activité physique chez les jeunes est devenu une préoccupation importante pour les médecins partout au Canada. Les pédiatres se prononcent sur la contribution du manque de jeu actif au nombre record de jeunes enfants ayant des problèmes de santé chroniques tels l’obésité, l’hypertension, le diabète de type 2, les maladies du coeur et les problèmes de santé mentale.
Armés d’un nouveau modèle pour le jeu à l’extérieur, les membres du personnel continuent à apporter des changements importants à un espace de jeu extérieur qui offre maintenant aux jeunes enfants la liberté d’explorer la nature, de courir, grimper, prendre des risques et vivre des expériences qui les mèneront à approfondir leurs capacités à résoudre des problèmes, leur pensée critique, leur créativité et l’apprentissage par la découverte. Pour continuer sur leur lancée, Mount Saint Vincent University et Holland College explorent en ce moment des opportunités pour élaborer des programmes d’études pour le CDC. « Avant d’établir un partenariat avec Mount Saint Vincent University nous pensions que des fonds importants seraient requis pour améliorer leur espace de jeu extérieur », explique Dr. Penner. « Finalement, avec l’aide de Dre.Dietze, nous avons pu transformer l’espace de jeu de façon considérable à un coût minime ».
Un colloque d’un jour a été organisé dans le but de sensibiliser le public sur ce sujet appelé « Shifting the Tides on Outdoor Play » (Mettons le jeu à l’extérieur au premier plan) et l’évènement a été organisé par Dre.Dietze, une professeure adjointe au programme des études sur les enfants et les jeunes de Mount Saint Vincent University. Dre. Dietze, dont la recherche étudie l’importance du jeu à l’extérieur, a ressenti que l’évènement était une plate-forme indispensable pour discuter des solutions faisant appel à la collaboration. Durant l’après-midi, Kevin McNamara, le sous-ministre de la Santé et du Mieux-être, a signé un protocole d’entente au nom de la province avec Kelly Murumets, présidente et PDG de ParticipACTION. L’accord soutient les efforts de la Nouvelle Écosse pour améliorer la santé et le mieux-être d’enfants et de leurs familles à travers des plans d’action comme Thrive!, Early Years et Better Care Sooner.
Maintenant, dans notre troisième mandat, Springboard Atlantic continue de célébrer nos progrès.

Une nouvelle collaboration entre Dalhousie University et une compagnie américaine pourrait mener à de meilleurs appareils pour les malentendants. L’université a conclu un accord de licence mondial avec Ototronix, LLC de Houston pour une nouvelle technologie qui traite la surdité de transmission et miniaturise la source électrique de prothèses auditives.
C’est une collaboration qui a mis en marche l’avancement de cette technologie il y a plusieurs années, entre Dr. Manohar Bance, professeur et chef par intérim de la division d’otolaryngologie et Jeremy Brown et Rob Adamson de l’école de génie biomédicale. « Nous avons commencé avec l’idée qu’on pourrait utiliser les piézoélectriques (une charge électrique qui s’accumule dans certains matériaux solides) directement attachés au crâne », explique M. Adamson, mentionnant que c’est M. Bance qui a initié le processus. « C’était en grande partie son initiative de prendre ses idées cliniques pour traiter les patients puis embaucher des ingénieurs pour l’aider à réellement faire concrétiser ces idées ».
Contrairement à un implant d’oreille moyenne qui fournit une stimulation mécanique directe à la cochlée, l’implant de Dalhousie University est implanté directement sur le crâne, ce qui permet à la peau de se développer par dessus l’implant, le rendant invisible. Une fois implanté, il fera vibrer le crâne et ces vibrations feront leur chemin vers la cochlée pour finalement la faire vibrer à son tour, créant ainsi du son. M. Adamson mentionne qu’une source de courant externe qui émet des ondes ultrasons, est située derrière l’oreille, est inoffensif et ne nécessite que très peu d’entretien. « Alors, pour des personnes ayant des problèmes auditifs et qui ne peuvent pas transmettre de sons de leur conduit auditif à leur cochlée, cette option est une façon alternative de faire parvenir le son à cet endroit ».
Réjouie par les résultats, l’équipe de recherche s’est mise à la recherche d’un partenaire pour aider à commercialiser leur technologie. « Nous avons commencé en essayant de trouver des partenaires alors nous avons présenté notre technologie à toutes les conférences que nous pouvions trouver et éventuellement quelqu’un est venu nous voir après la présentation et nous a informé de leur intérêt à commercialiser notre technologie », explique Rob Adamson.
Bienvenue à Ototronix, dont le président et PDG, Michael Spearman, a assisté à une conférence durant laquelle Jeremy Brown avait fait un discours sur leur travail sur le nouvel implant. M. Spearman dit qu’il a immédiatement identifié l’implant comme étant différent de ce qui se trouve actuellement sur le marché. « Tout le monde utilisait encore un appareil magnétique ou un vibrateur osseux, le genre d’appareil que quelqu’un obtiendrait en allant à un test d’audition » a-t-il expliqué après l’annonce du Life Sciences Centre (centre des sciences de la vie). « Nous avons reconnu que ce projet pourrait être très intéressant. Il reste encore beaucoup à faire en ce qui concerne la technologie et sa préparation à la commercialisation, mais nous avions quelqu’un qui comprenait tout ça, avait déjà commencé la recherche que personne encore ne faisait ». Les appareils aujourd’hui sur le marché ne sont pas une « solution élégante », affirme M. Spearman. « Même s’ils fonctionnent plus ou moins bien », dit-il en parlant des modèles existant actuellement, « ils ne sont pas esthétiques à cause de la broche qui sort du crâne… et… il y a beaucoup de complications à cause du risque d’infection de la peau parce que quelque chose la transperce ».
Les prochaines étapes du processus comprennent davantage de recherche et de développement, du travail d’intégration des systèmes, des essais sur les animaux, des essais avec des patients et l’approbation règlementaire. Les essais avec les patients pourraient commencer dans 18 à 24 mois et l’appareil pourrait entrer sur le marché dans 3 ans et demi s’il reçoit le feu vert de la U.S. Food and Drug Administration américaine, affirme M. Spearman.
Ototronix va aider l’équipe de Dalhousie à mesure que le processus avance. « Une des raisons pour lesquelles nous aimons cette collaboration est le fait qu’ils ont beaucoup d’expérience avec le processus d’approbation réglementaire, qui est compliqué et coûteux », explique M. Adamson. M. Spearman attribue l’avancement de cette technologie au partenariat entre le département clinique et celui de génie. « Beaucoup d’universités font de la recherche mais elles ne sont pas nombreuses à avoir le dynamisme et la concentration de dire “comment passer à la commercialisation ? ” ».

Dans le monde de catalyseurs moléculaires, le nom « Dal » a atteint une certaine renommée.
En effet, le surnom de cette université est rattaché à une génération extrêmement célèbre de catalyseurs créés par le chimiste Mark Stradiotto et son équipe de recherche.
« Il n’existe qu’un certain nombre de métaux – vous n’avez qu’à regarder le tableau périodique », explique Dr. Stradiotto. « Mais si on peut concevoir des ligands qui peuvent se fixer au métal et l’intégrer, on peut convaincre au métal d’avoir des réactions ayant une utilité synthétique. On pourrait comparer ça à la conception de petites machines qui pourraient effectuer des réactions chimiques autrement difficilement réalisables.
« Dans notre domaine, quand on a réussi à faire ça, quand on a réussi à en créer un qui réussit et qui est usuel et s’il démontre un penchant commercial, on lui donne un petit nom facile à mémoriser. Ces ligands ont généralement « Phos » dans leur nom, en raison de la présence de phosphore, alors nous avons nommé notre génération de ligands « DalPhos ». Maintenant ce nom est connu partout dans le monde ».
Les ligands DalPhos ont été autorisés pour de nombreuses compagnies de produits chimiques. Le mois dernier, l’université Dalhousie a signé une entente d’option avec GreenCentre Canada pour un tout nouveau catalyseur conçu par Dr. Stradiotto et son équipe, celui-ci appelé OTips-DalPhos. Ce nouveau ligand s’est prouvé particulièrement utile avec les réactions qui font des indoles, des molécules qui sont des cibles efficaces en chimie médicale.
La recherche a bénéficié de l’appui de Springboard Atlantic, qui a fourni des fonds pour le brevetage et la validation de principe, suivi par l’appui du fond De l’idée à l’innovation du CRSNG et le fond pour les Premières phases de commercialisation d’Innovacorp pour compléter le développement de la phase de démarrage.
Penser en termes d’applications concrètes
Dr. Stradiotto attribue le succès de son processus – qui commence avec la conception sur papier ainsi que des pistes avec le développement en laboratoire de nouveaux catalyseurs – à un engagement à penser en termes d’applications concrètes dès le départ.
« Je reçois beaucoup de propositions pour des subventions et je vois des présentations (conférences) dans lesquelles on propose des ligands très compliqués et qui ne sont pas réalisables ou pour lesquels l’efficacité ne fonctionne pas », explique-t-il. « Les ligands que nous avons développés mettent vraiment l’emphase sur la simplicité. C’est pour cette raison qu’ils plaisent à l’industrie : Ils peuvent les fixer rapidement ».
Dr. Stradiotto collabore étroitement depuis de nombreuses années avec le Bureau d’innovation et de liaison avec l’industrie de l’université Dalhousie dans le but de faire avancer l’application commerciale de sa recherche. Il parle des membres du Bureau comme « faisant partie de notre équipe de recherche d’une certaine façon. Ils nous aident à créer des liens ».
« La commercialisation du travail dans le domaine de ligands peut être comparée à la recherche d’une aiguille dans une botte de foin », avoue Kevin Buchan du bureau d’innovation et de liaison avec l’industrie, en parlant de la recherche des meilleures connexions pour relier le travail d’un chercheur et l’industrie. « Le problème est qu’on ne veut pas breveter le foin. C’est excessivement cher. Alors nous avons modifié notre approche dans l’objectif d’attirer l’attention sur le travail à Mark. Quand il travaillait sur le projet de DalPhos il y avait déjà beaucoup d’intérêt au niveau commercial alors là on a créé un raccourci pour la mise sur le marché ».
Intéressant, utile, prospère
Ensemble, Dr. Stradiotto et le Bureau d’innovation et de liaison avec l’industrie ont discuté du bon moment pour commencer à comparer les acheteurs potentiels ainsi que le meilleur moment pour la publier – ce qui limite le potentiel d’octroi de licences de façon significative – dans l’intérêt de faire connaître et promouvoir davantage son travail. Dans un domaine compétitif, dans lequel il peut ne passer que quelques semaines entre la phase de l’idée et celle de la publication, parfois la meilleure approche est de tout simplement sortir le matériel des labos.
« La conception de ligands est d’une certaine manière similaire à la conception de médicaments, dans le sens qu’il est impossible de savoir à première vue s’ils seront utiles et performants – si c’est ce qu’on recherchait dès le départ, personne ne ferait quoi que ce soit ! » mentionne Dr. Stradiotto en riant. « Parfois, c’est très bien d’avoir une vision académique et de ne pas aller plus loin ».
« Mais rien ne m’enthousiasmerait plus que de créer quelque chose qui va atteindre les masses, quelque chose qui serait aussi intéressant qu’utile. On se sent comme si on avait eu un impact dans notre domaine, pas juste entre les quatre murs du laboratoire ».
Avec la génération de ligands DalPhos, incluant le nouveau OTips-DalPhos, les catalyseurs de Dr. Stradiotto se distinguent dans le domaine. GreenCentre Canada, un Centre d’excellence en commercialisation et en recherche national en chimie verte et membre du Réseau ontarien d’excellence, va investir des fonds dans le projet pour preuve additionnelle de développement principal de OTips-DalPhos dans le cadre de l’entente d’option. Le grand prix dans le domaine de la commercialisation de catalyseurs serait qu’une grande compagnie pharmaceutique octroie des licences pour une quantité importante à une grande échelle; cela pourrait représenter des millions en redevances.
Mais même tel quel, le travail effectué par Dr. Stradiotto sur ces catalyseurs a ramené près d’un million de dollars en fonds pour la recherche et le développement menant à la commercialisation.
« Les projets comme celui-ci rapportent à la région des redevances et de l’argent issu de recherches. Ainsi, notre province, la Nouvelle Écosse, en profite. Il est à noter aussi que ces projets nous font sortir, moi-même et l’université Dalhousie, en dehors du bâtiment. Dal (l’université Dalhousie) a maintenant gagné en crédibilité sur la scène internationale ».

Quand Michael Campbell, président de Humber Valley Potato Company, a cherché à trouver un nouveau produit agroalimentaire, il s’est adressé au Bureau de la recherche du College of the North Atlantic. Avec l’aide de Sharon McLennon, agente de liaison avec l’industrie du Bureau de recherche appliquée, M. Campbell a pu faire équipe avec le Centre for Agrifood Development. Cette collaboration a amené la quantité idéale en expertise et du personnel innovateur pour que le Fresh Fry™ de Humber Valley prenne vie.
L’objectif de Humber Valley Potato Company était de prolonger la durée de vie de leurs frites sans avoir à les congeler. Avec une tendance sur le marché agro-alimentaire vers une demande accrue de la part des consommateurs pour des aliments pratiques mais frais, Humber Valley a compris qu’ils devaient trouver un moyen d’emballer leurs frites sans avoir à les congeler pour les conserver à long terme et malgré tout préserver leur fraîcheur.
Leona Raymond et Cindy Morrissey, membres de l’équipe du Centre for Agrifood Development, ont été capables de développer un processus d’emballage sous atmosphère modifié (EAM). Le processus implique la fermeture sous vide des frites sans les congeler et sans ajouter des agents de conservation et c’est ainsi que le Fresh Fry™ de Humber Valley fut créé. Ce nouveau processus d’emballage a prolongé la durée de vie des frites de Humber Valley jusqu’à quatre semaines de plus que des frites similaires sur le marché.
Ce nouveau processus d’emballage, développé en partenariat avec le Bureau de recherche appliquée du College of the North Atlantic, est maintenant mis en œuvre comme processus principal dans les nouvelles installations de production à Deer Lake en Terre-Neuve-et-Labrador. En ce qui concerne le succès du partenariat avec le Bureau de recherche appliquée, la compagnie s’empresse de viser l’esprit d’innovation et de collaboration qui anime le personnel du Bureau de recherche appliquée.
« Nous avons une excellente relation de travail ! Le personnel du collège a manifesté un vif intérêt pour notre projet, démontrant de l’enthousiasme et nous aidant à améliorer notre processus de création du nouveau produit, le Fresh Fry. La planification pour le laboratoire, la flexibilité et le professionnalisme étaient remarquables », affirme Michael Campbell.
Le Fresh Fry a été testé pour le goût à la cafétéria du College of the North Atlantic où les étudiants et les professeurs ont réagi de façon très positive au nouveau produit. Le succès du projet a mené Humber Valley Potato Company à penser au delà de la pomme de terre à emballer d’autres légumes frais à durée de conservation allongée dans l’avenir.
« Le processus de mise au point de l’emballage EAM pour notre produit a confirmé le potentiel de notre produit et a défini nos capacités de durée de conservation », explique Michael Campbell.
Quand on a demandé à Humber Valley s’ils recommanderaient un partenariat avec le collège, ils ont déclaré : « Nous avons commencé notre deuxième projet avec le Bureau de recherche appliquée en février 2011 ».
Pour le moment, Humber Valley se concentre sur la mise en ligne de leur nouvelle installation de production et la préparation au lancement de leur nouveau produit. La compagnie est aussi en train de vendre à des clients commerciaux et certains marchés au détail à l’échelle nationale pour vendre leur nouveau Fresh Fry à travers le Canada. Un partenariat avec Holland College a permis à Humber Valley Potato d’accélérer leurs objectifs de développement.

Braden Murphy, étudiant à l’université Dalhousie, était encore au lycée quand il a lu un article dans Popular Science qui a piqué sa curiosité à propos des moteurs et leur configuration.
« Mon père me l’a montré et l’article exposait tout ce qui est inefficace dans un automobile », explique M. Murphy, un étudiant en maîtrise en génie mécanique.
Un défaut en particulier mentionné dans l’article a retenu son attention – l’inefficacité des moteurs. Depuis ce jour, M. Murphy s’est mit à sérieusement réfléchir à un moyen de les améliorer.
Ce qui a commencé comme projet de design entrepris par Braden Murphy dans sa dernière année du premier cycle universitaire est maintenant devenu un prototype de moteur pneumatique démontrant un franc succès. Le moteur est plus petit, plus fiable, et au final plus efficace que ce que la technologie actuelle offre aujourd’hui sur le marché.
« Les moteurs pneumatiques prennent un gaz compressé, comme l’air, et transfèrent cette énergie à un arbre d’entraînement rotatif qui fait tourner une pièce mécanique », explique M. Murphy. Un moteur pneumatique, « moteur à air », peut aussi fonctionner sans étincelles alors il peut être utilisé en toute sécurité dans des environnements truffés de matières dangereuses, comme celles qu’on retrouve dans l’industrie du pétrole et du gaz.
Dr. Darrel Doman, co-inventeur du nouveau moteur et professeur adjoint en génie mécanique, explique que le nouveau modèle nécessite moins de vérifications de maintenance que les modèles offerts par la technologie actuelle, ce qui représente un énorme avantage financier pour les compagnies qui ont besoin de la technologie de moteur pneumatique. En plus, le moteur est plus puissant à des vitesses moins élevées que des modèles précédents – ce qui le rend idéal dans plusieurs situations.
« Une innovation comme ça ne survient pas par hasard », explique Dr. Doman. « Non seulement avons-nous besoin des bonnes personnes, mais nous avons aussi besoin d’un leadership solide, ainsi que les bons partenaires industriels », explique Dr. Doman.
Un partenariat qui vaut la peine d’être exploré
Naturellement, la nature innovante du design du nouveau moteur a suscité beaucoup d’intérêt, en commençant avec le Bureau d’innovation et de liaison avec l’industrie (ILI).
« Dès le départ, ce projet nous a paru solide et on a tout de suite vu qu’il avait du potentiel pour aller loin », dit Erica Fraser, gestionnaire de la commercialisation de la technologie pour le génie et les sciences au ILI. La participation du ILI a aidé à conclure une entente de licence avec York Bridge Enterprises, entente qui fut annoncée officiellement mardi. « Il s’agit d’un exemple parfait du genre d’aide que notre bureau essaye de fournir pour le milieu de la recherche à l’université Dalhousie en collaborant autant avec le secteur privé que le milieu de la recherche », ajoute Stephen Hartlen, directeur exécutif du ILI.
La compagnie York Bridge Enterprises, basée à Toronto, se concentre sur les nouvelles entreprises technologiques de petite taille au Canada. Ken Richards, un ancien étudiant de l’université Dalhousie et partenaire à York Bridge feuilletait une copie du magazine pour les anciens de Dal quand un article sur le Life Sciences Research Institute (institut de recherche des sciences de la vie) a retenu son attention. Un simple courriel de la part de Ken a commencé une série d’évènements qui a éventuellement eu pour résultat l’annonce d’hier. Des ententes de licence supplémentaires sont également prévues.
George Smitherman, un autre partenaire dans la compagnie, reconnaît qu’il existe de nombreuses nouvelles technologies développées dans les universités canadiennes et il reconnaît aussi le besoin d’avoir accès à des fonds qui permettraient la commercialisation de ces créations.
« À l’aide des ressources intellectuelles d’un étudiant à l’époque au premier cycle, influencé par l’extraordinaire capacité des professeurs, nous avons une opportunité de mettre sur le marché un produit qui comble certains des sérieuses lacunes du moteur pneumatique tel qu’on le connaît aujourd’hui », affirme M. Smitherman. « Notre objectif et notre obligation consistent à faire tout dans notre pouvoir pour nous assurer que le monde entier ait accès à cette incroyable technologie ».
Le projet va de l’avant
La commercialisation se présente à l’horizon alors qu’une nouvelle compagnie basée en Nouvelle Écosse, Scotia Motor Works, développe la nouvelle technologie de ce moteur – ici dans notre province. M. Smitherman sera le PDG de la compagnie. « Beaucoup de très bonne recherche innovatrice est effectuée à l’université Dalhousie et de la voir se faire obtenir une licence et amenée sur le marché, en plus de la voir rester en Nouvelle Écosse… et bien, je trouve que c’est génial », avoue Dr. Doman.

En avril 2012, l’Association canadienne du diabète, en partenariat avec Acadia University et le Diabetes Care Program of Nova Scotia, a lancé un nouveau guide destiné aux fournisseurs de soins liés au diabète - Building Competency in Diabetes Education: Physical Activity and Exercise.
Cette ressource qui comprend une vidéo éducative et cinq dépliants a été créée par Dr Jonathan Fowles et Dr Chris Shields de Acadia University ainsi que le producteur vidéo Dave Sheehan. L’activité physique et l’exercice sont reconnus comme étant des éléments fondamentaux de l’autogestion du diabète. Il a été démontré que l’activité physique régulière réduit les complications liées au diabète et le besoin de recourir aux médicaments.
Un atelier spécial a été conçu pour aider les fournisseurs de soins liés au diabète à perfectionner leurs connaissances quant à la prescription d’exercices dans la pratique clinique du diabète. « L’objectif de l’atelier est de passer en revue les dernières données sur le diabète, l’exercice physique et la gestion de l’obésité », affirme Dr Fowles. « Il s’agit d’une session interactive remplie de conseils utiles et de démonstrations d’activités physiques ».
Dans leurs Lignes directrices de pratique clinique, l’Association canadienne du diabète recommande à tous ceux atteints de diabète d’accumuler un minimum de 150 minutes par semaine d’exercices d’aérobie d’intensité modérée à forte et encourage l’entraînement musculaire trois fois par semaine.
« L’activité physique régulière est une des choses les plus importantes pour la gestion du diabète », explique Lisa Matte, Directrice régionale de l’Association canadienne du diabète en Nouvelle-Écosse. « Il est extrêmement utile pour les individus vivant avec le diabète que les fournisseurs de soins liés au diabète reçoivent des stratégies pratiques pour incorporer l’activité physique dans un plan de gestion ».
« Cette ressource inestimable découle d’une collaboration entre des professeurs, des étudiants et du personnel de Acadia University dans le but de changer la vie des Canadiens vivant avec le diabète », affirme Dr Tom Herman, vice-président de Acadia (Affaires universitaires).
« Il s’agit d’un très bon exemple de mise en pratique de la recherche dans la communauté de façon concrète et tangible avec des résultats bénéfiques immédiats ».
L’atelier du 27 avril 2012 marque le début d’une tournée pancanadienne pour Dr Fowles et Dr Shields qui vont présenter le nouveau guide sur l’activité physique et l’exercice aux fournisseurs de soins liés au diabète.

La vidéo aurait peut-être tué la star de la radio en 1979 (on fait allusion à la chanson de 1979 Video Killed the Radio Star) mais en 2012, la vidéo est devenue le média le plus puissant pour communiquer de l’information. Plus de 4 milliards de vidéos sont visionnées tous les jours en ligne et plusieurs experts sont d’avis que la vidéo en ligne accélère l’innovation et influence l’apprentissage de manière aussi significative que l’invention de l’imprimerie. Acadia University se sert de la puissance de la vidéo dans sa création du Multimedia Case Management Series (MCMS) pour enrichir l’expérience d’apprentissage postsecondaire et avec un contrat de licence récent avec Curtin University en Australie, elle se place au premier rang sur le marché mondial.
Créé par Dr Conor Vibert, un professeur en stratégie des affaires au F.C Manning School of Business de Acadia et le producteur vidéo de Acadia Dave Sheehan, MCMS est un système de gestion de cas en ligne innovateur conçu pour remplacer le système papier traditionnel pour les études de cas d’entreprises utilisé dans les établissements postsecondaires et le marché de la formation en affaires. Le logiciel offre une plate-forme d’hébergement pour une banque de données pouvant inclure un large éventail d’études de cas multimédia, des interviews avec des chefs d’entreprises et des vidéos sur des thèmes précis. L’expérience d’apprentissage interactive est renforcée par l’intégration dans la plate-forme d’outils d’évaluation, de groupes de discussion, de nuages de mots-clés (tag clouds), d’index de titres, de flux RSS et d’autres outils.
En plus des cas d’entreprises multimédia, MCMS héberge actuellement plus de 7000 vidéoclips et 350 interviews filmés dans neuf pays sur quatre continents différents. « Ce qui rend le contenu de MCMS unique est le fait qu’il représente un éventail de propriétaires et gestionnaires de petites et moyennes entreprises ainsi que des PDG et dirigeants de compagnies multinationales de partout dans le monde et à travers la Nouvelle-Écosse », explique Dr Vibert. « Les problèmes et les défis des petites et moyennes entreprises d’ici sont sans doute similaires à ceux des entreprises situés ailleurs, et c’est là que réside la beauté du contenu. C’est de l’information pertinente et transférable ».
MCMS a profité d’une réception chaleureuse de la part de cadres internationaux qui ont offert leur temps et leurs opinions sur des sujets tels que la vente, la gestion de formulaires professionnels, la création d’une marque, la gestion d’un grand projet d’immobilisations, la direction d’une ligne aérienne, la direction d’une banque régionale, l’organisation d’un organisme national de services alimentaires, la création de logiciels de calibre mondial et l’exploitation d’une franchise internationale. Plusieurs des vidéoclips sont locaux, recueillant des idées et points de vue sur la culture de fruits dans la vallée d’Annapolis, l’industrie vinicole de la Nouvelle-Écosse, la communauté agricole de la région et l’entreprenariat régional, pour ne nommer que quelques exemples.
« Avec un contenu aussi riche et interactif, MCMS est un moyen puissant pour impliquer les étudiants et les intervenants principaux », affirme le directeur du Bureau de liaison industrielle et communautaire (ICE) Leigh Huestis. « Il s’agit aussi d’un moyen de présenter l’expertise et les ressources de Acadia en formation commerciale. Les contrats de licence récents avec Curtin University à Perth en Australie et University of Prince Edward Island, prouvent que MCMS s’applique au niveau régional, national et international ». ICE a soutenu MCMS tout au long de son développement, assurant le financement de validation de Springboard, la bourse de Innovacorp Early Stage Commercialization (ESCF) ainsi qu’en négociant des contrats de licence et en aidant à donner forme à l’orientation stratégique globale du produit. « Nous n’aurions jamais pu commercialisaer MCMS sans l’expertise de ICE », affirme Dr Vibert.

Alors qu’on ne sait toujours pas de façon définitive si quelqu’un peut entendre un arbre qui tombe en plein milieu d’une forêt, on peut être sûr que la destruction annuelle de 18,6 millions d’hectares de forêts canadiennes et les millions de dollars perdus en dégâts de cultures causés par les infestations d’insectes ne passent pas inaperçus. Il en va de même pour les plus de 100 millions de dollars par année dépensés par les gouvernements fédéral et provinciaux pour essayer de contrôler ces insectes. Le comble, c’est que les méthodes les plus utilisées pour gérer les insectes sont des pesticides synthétiques nocifs et extrêmement toxiques. Maintenant, grâce à un chercheur de Acadia University et des partenaires multiples, une collaboration de plusieurs millions de dollars, une nouvelle gamme de produits antiparasitaires respectueux de l’environnement et très efficaces sont en train de révolutionner les secteurs de la foresterie et de l’agriculture.
Dr Kirk Hiller, un entomologiste et chercheur à Acadia University, dirige ce projet de 6,9 millions de dollars de Fonds d’Innovation de l’Atlantique de l’APECA pour développer des produits innovateurs à base de phéromones d’insectes. Cette recherche implique l’utilisation de phéromones d’insectes dans le but de contrôler en toute sécurité les populations de parasites dans les champs et développer des méthodes non toxiques comme la confusion sexuelle pour réduire les populations. « Nous ne tuons pas des insectes de façon directe; nous appliquons des phéromones pour « semer la confusion » chez les insectes mâles, empêchant donc l’accouplement, ce qui peut réduire les frais globaux de gestion et l’utilisation de pesticides », explique Dr Hillier. « En d’autres mots, les phéromones perturbent les insectes, ce qui les empêche de se reproduire ».
Le projet comprend divers partenaires dans l’industrie, le gouvernement et Springboard. Deux produits créés par un des partenaires du projet, RNCan/Service canadien des forêts, ont déjà été mis sur le marché. Le lancement de ces produits a entraîné des revenus provenant des ventes durant la première année du projet, ainsi que des solutions écologiques pour combattre l’invasion d’espèces telles le longicorne brun de l’épinette et l’agrile du frêne qui ont un impact dévastateur sur nos forêts.
« C’est très excitant de voir cette recherche non seulement atteindre ses objectifs de commercialisation à court terme, mais les dépasser », affirme le directeur du Bureau de liaison industrielle et communautaire (ICE) Leigh Huestis. Le bureau ICE est responsable pour la gestion de recherche collaborative et les contrats de licence et les activités de commercialisation. « Maintenant que nous avons établi un fort potentiel commercial avec nos partenaires commerciaux, notre objectif est d’élargir nos gammes de produits ainsi que nos possibilités de commercialisation ». Selon Leigh Huestis, le Programme de mobilisation en faveur de l’innovation (IMF) de Springboard sera étroitement lié à cet effort. « Nous avons déjà eu recours aux fonds de IMF pour nous aider à mieux définir les marchés spécialisés. Ceci va nous permettre de cibler nos efforts de développement de façon plus efficace ».
Les marchés potentiels pour ces produits antiparasitaires respectueux de l’environnement incluent les gouvernements au niveau municipal, provincial et fédéral, les gouvernements des états ainsi que l’industrie. « Ultimement, le projet aboutira en ventes au niveau national et international d’une gamme de nouveaux produits ou produits améliorés à faible risque », explique Dr Hillier. « Ceci comprend la poursuite du développement de produits à base de phéromones non toxiques et des possibilités de formation pour les étudiants dans le secteur académique, ainsi que de la recherche à contrat pour des clients du secteur public et privé, incluant des possibilités d’emploi et des avantages économiques directs pour les Canadiens de l’Atlantique ».
Le projet comprend une variété de partenaires académiques dans l’industrie, le gouvernement et Springboard : AgriFor Biotechnical Services, University of New Brunswick, Nova Scotia Agricultural College, Ressources naturelles Canada (Service canadien des forêts), Agriculture et Agroalimentaire Canada (Centre de recherche de l’Atlantique sur les cultures de climat frais), et le ministère de Ressources naturelles du Nouveau Brunswick. Un des partenaires de Dr Hillier est Forest Protection Limited (FPL), une entreprise privée basée à Fredericton, détenue par le gouvernement du Nouveau-Brunswick et des intervenants de l’industrie forestière qui vont octroyer des contrats de licence pour les produits découlant du projet ainsi que les distribuer.
« Kirk est un vrai professionnel ayant un très bon sens des affaires et un esprit scientifique solide qui dirige un groupe de collaborateurs éclectique », affirme David Davies, directeur général de FPL. « La recherche qu’il mène actuellement est essentielle pour protéger nos forêts avec des produits plus écologiques. Avec l’ensemble de nos partenaires internationaux, nous sommes fiers d’octroyer des licences à ces produits et de les mettre sur le marché ».

Nouvelle société décolle des étudiants StFX et la création du chercheur
Avance sur la scène internationale
ANTIGONISH, N.-É. - Université St. Francis Xavier en sciences de la Terre chercheur Dr Dave Risk et ses étudiants ont non seulement pris leur recherche en dehors de la classe, mais ont lancé une entreprise de vendre l'invention, ils ont créé.
Précurseur Research Inc est basé sur la technologie révolutionnaire créé par le Dr Risk et ses élèves. Instruments du Forerunner, sont utilisés pour la surveillance à long terme de CO2 et autres gaz.
La société a déjà acquis les grands clients nationaux et internationaux et a embauché des diplômés de StFX qui ont les compétences et l'enthousiasme. «Nous avons un large éventail de clients, des scientifiques de l'Alaska qui étudient les effets de réchauffement climatique sur les sols et les écosystèmes, les scientifiques de cultures, de sociétés pétrolières et gazières qui ont besoin de surveiller la capture et stockage du carbone et / ou des opérations de récupération du pétrole," dit le Dr Risk.
La société a été fondée par trois des inventeurs de son offre de technologie de base - Sciences de la Terre professeur Dave Risk, et les étudiants diplômés Nick Nickerson et Gordon McArthur. M. MacArthur, président de la recherche Forerunner, dirige maintenant la société à temps plein, et l'entreprise emploie plusieurs StFX sciences de la Terre du personnel et des étudiants.
La société est de plus en plus à un tel rythme rapide, il a récemment déménagé dans des locaux plus - l'Innovacorp Technology Innovation Centre, à Dartmouth. «Lors de mon diplôme de premier cycle en chimie, il ya des moments je me sentais j'aurais étudié en commerce, mais maintenant je crois que peu importe ce que vous étudiez, vous pouvez être un entrepreneur», dit M. McArthur. "A mon avis, les deux conditions préalables les plus importantes sont d'avoir une bonne idée et de prendre la décision de le transformer en une entreprise."
Précurseur est actuellement en pourparlers pour obtenir des licences pour d'autres technologies connexes StFX pour enjamber à de nouveaux marchés. La société est l'extension de ses activités, et commence à chercher des investissements pour soutenir l'expansion.
Bien qu'il soit encore finaliser la stratégie d'entreprise et certains aspects de la conception des instruments, il est déjà en fournissant des instruments personnalisés aux chercheurs universitaires et les entreprises, en raison de la demande anticipée. Il a également été mandatée pour concevoir et offrir de nouveaux spin-off instruments sur mesure pour une société de science des principales cultures. La société a également obtenu un contrat de service de surveillance à une huile majeure et le site d'injection de gaz CO2.
"Nous avons certainement eu beaucoup à apprendre en termes d'activité, et, évidemment, nous sommes encore à apprendre," dit StFX grad Nick Nickerson, responsable scientifique et co-fondateur de la Forerunner. "Un de nos problèmes est que nous sommes dans un marché de niche où la plupart de nos clients ont un doctorat ou sont des ingénieurs de quelque sorte, et que vous voulez pour faire face à ses pairs. Donc, nous avons eu à répondre à ces attentes, ce qui signifie en cours d'exécution s'appuient sur l'expertise métier. Nous n'avons pas toujours pris les bonnes décisions, mais nous commençons à accumuler des bons conseillers. "
Précurseur est un bon exemple du bureau de liaison avec l'industrie StFX travailler pour pousser les produits dans le monde réel. "Grande globale synergie profitant de la santé et la sécurité, la surveillance du changement global, le déplacement des technologies dans le monde réel, l'embauche de diplômés, poussant redevances retourner à l'université», ajoute le Dr Risk.
"Dr Risk et j'ai travaillé ensemble sur son sol des gaz de recherche et de technologies connexes depuis plus de six ans maintenant, en commençant par les petits $ 5,000 à $ 10.000 de subventions de recherche, à l'endroit où nous sommes maintenant à cinq technologies brevetées, bien plus de $ 1 million en soutien à la recherche, les résultats des élèves avec les mains sur l'expérience des affaires et de l'industrie et, bien sûr, son spin-off Forerunner recherche », explique Andrew Kendall, directeur du Bureau de Liaison avec l'industrie de StFX. "Il est très gratifiant pour moi de voir cette entreprise fondée sur la connaissance de s'établir en Nouvelle-Écosse, de conserver et d'employer les meilleurs étudiants, et bien sûr confirmer le rôle de StFX en tant que composante essentielle du développement économique dans cette province."

L’épilepsie, la schizophrénie et les accidents vasculaires cérébraux sont des affections du système nerveux central qui peuvent avoir des effets dévastateurs sur la vie des personnes qui en sont affligées et des membres de leur famille.
Pendant que les sociétés pharmaceutiques poursuivent leurs recherches sur de nouveaux composés afin d’aider les malades à gérer leur maladie, des chercheurs de l’université de l’ÎleduPrinceÉdouard ont mis au point un nouveau modèle d’essai qui permettra de mener des essais cliniques sur l’efficacité de ces composés pharmaceutiques. Three Oaks Innovations, Inc., membre du réseau de Springboard, a entrepris des démarches pour élargir la portée de cette innovation en accordant tout dernièrement une licence d’exploitation de la technologie à CNS-CRO, société de biotechnologie de l’ÎleduPrinceÉdouard.
Par suite d’une collaboration pluridisciplinaire qui dure depuis dix ans, des chercheurs de l’université de l’ÎleduPrinceÉdouard ont créé quatre nouveaux modèles uniques de technologie médicale qui permettront de mener des essais précliniques plus rapides et plus efficaces des traitements administrés pour les accidents vasculaires cérébraux, l’épilepsie et la schizophrénie. L’équipe de chercheurs est composée d’Andrew Tasker, directeur du Centre de recherches biomédicales comparatives de l’Atlantique, au Collège vétérinaire de l’Atlantique de l’université de l’ÎleduPrinceÉdouard, de Tracy Doucette, professeure adjointe de biologie, de Catherine Ryan, professeure de psychologie, et de Melissa Perry, du Centre de recherches biomédicales comparatives de l’Atlantique. Ensemble, ces experts ont uni leurs compétences dans le but d’améliorer les méthodes d’essais précliniques de façon à pouvoir éliminer, dès le début du régime de traitement, les composés pharmaceutiques qui s’avèrent inefficaces, épargnant ainsi aux sociétés pharmaceutiques des sommes considérables et du temps précieux dans leurs efforts pour mettre en marché des solutions aux problèmes médicaux.
Grâce à l’aide fournie par Three Oaks Innovations, entreprise autonome créée par l’université de l’ÎleduPrinceÉdouard afin de faciliter la commercialisation des recherches mises au point par l’université, l’équipe a pu bénéficier de ressources essentielles offertes par le Fonds de validation de principe de Springboard et le Fonds d’innovation de l’Atlantique (FIA), ressources qui ont permis de poursuivre davantage le démarrage du projet. Par ailleurs, Three Oaks a prêté son concours en vue de l’identification de partenaires éventuels, la gestion du transfert des technologies, la protection des droits de propriété intellectuelle et la négociation d’une licence conventionnelle entre UPEI et CNS-CRO, laboratoire d’essais précliniques se spécialisant dans les affections neurologiques et filiale de la société biotechnologique Neurodyn Inc.
Pour sa part, Three Oaks était très enthousiasmée par ce projet, qui non seulement aurait une incidence médicale significative à l’échelle mondiale, mais qui permettrait aussi à une entreprise locale d’accroître sa capacité concurrentielle.
Sophie Thériault, directrice du transfert de la technologie et de la coordination de la commercialisation de Three Oaks Innovations, affirme : « Les possibilités commerciales de cette nouvelle technologie étaient on ne peut plus évidentes ». Elle ajoute : « Nous sommes d’autant plus heureux d’avoir trouvé, ici à l’ÎleduPrinceÉdouard, une entreprise capable d’exploiter cette technologie, grâce à CNSCRO. Non seulement cette occasion exceptionnelle aura des retombées sur le développement économique de la province, mais elle assurera la croissance de notre économie du savoir. Voilà qui répond parfaitement à la mission de Three Oaks Innovations ».

Le succès de toute entreprise commerciale est fonction de sa capacité à développer un avantage concurrentiel par la création de nouveaux produits ou services. Avec le concours de Three Oaks Innovations, Inc., entreprise associée à l’université de l’Île-du-Prince-Édouard et membre de Springboard, la commercialisation d’une recherche pionnière peut être le parfait conduit vers cet avantage concurrentiel.
La facilitation efficace d’un accord de licence entre l’université et Nautilus Bioscience Canada, Inc est l’exemple par excellence de l’expertise et de la vision de Three Oaks pour l’université de l’Île-du-Prince-Édouard, ses chercheurs, et aussi pour l’économie de la province.
Monsieur Russell Kerr, professeur de chimie à l’université de l’Île-du-Prince-Édouard et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en produits marins naturels, a mis au point un procédé de fermentation de souches bactériennes provenant d’un corail marin afin de produire des composés ayant des propriétés anti-inflammatoires et analgésiques. Ces composés, appelés pseudoptérosines, peuvent être employés dans des crèmes pour la peau et dans des produits cosmétiques, mais elles ont un potentiel encore plus important comme produits pharmaceutiques distribués en vente libre ou sur ordonnance. La découverte de monsieur Kerr est particulièrement importante du fait que, même si l’on croyait depuis toujours que les coraux marins contenaient des pseudoptérosines, personne n’avait encore découvert que ces composés sont présents en fait dans les souches bactériennes du corail.
« Par le passé, les pseudoptérosines étaient extraites du corail marin en provenance des Bahamas, ce qui voulait dire qu’une faible quantité seulement pouvait être extraite, » affirme monsieur Kerr. « La découverte du fait que les pseudoptérosines sont présentes en réalité dans les souches bactériennes offre la possibilité de procéder à une fermentation à grande échelle et à la production d’agents anti-inflammatoires en grande quantité sans qu’il soit nécessaire de récolter une quantité élevée de coraux. Cette méthode de production est plus viable sur le plan économique et cause moins de dommages environnementaux. »
Three Oaks a mis ses connaissances approfondies en transfert des technologies et en commercialisation au profit de l’université de l’Île-du-Prince-Édouard et a facilité un accord de licence entre Nautilus et l’université qui a le potentiel de produire des millions de dollars de revenus pour les deux partenaires. L’accord permet à Nautilus d’avoir accès aux souches bactériennes. Nautilus s’est fixé comme objectif d’atteindre un niveau de production optimale de ces composés anti-inflammatoires au moyen de la fermentation des bactéries et de commercialiser le produit auprès de compagnies pharmaceutiques.
« Ce genre d’accord de licence est une première pour l’université de l’Île-du-Prince-Édouard et la possibilité d’avoir accès à l’expertise des membres du réseau de Springboard a été déterminante dans tout le processus, » affirme Sophie Thériault, directrice du transfert des technologies et de la coordination de la commercialisation à Three Oaks Innovations. « Nous sommes très fiers du rôle que nous avons pu jouer en établissant la liaison entre ces partenaires et nous sommes très enthousiasmés par le potentiel futur que revêt cette technologie et d’autres technologies de ce genre sur l’Île-du-Prince-Édouard. » de coraux. Cette méthode de production est plus viable sur le plan économique et cause moins de dommages environnementaux. »

Si vous avez déjà regardé les images prises par une caméra de surveillance, vous vous êtes probablement demandé comment les policiers sont en mesure d’identifier les auteurs d’actes criminels et encore moins d’assurer leur condamnation à partir des films granuleux que produisent la plupart de ces caméras.
SceneSharp, entreprise essaimée située à l’Université du Nouveau-Brunswick, espère pouvoir corriger ce problème grâce à la mise au point d’une nouvelle technologie des lentilles et des microplaquettes qui promet de livrer des images en couleur de résolution beaucoup plus précise et de fournir ainsi à l’industrie de la sécurité des renseignements rapides et exacts. La technologie développée par SceneSharp est si prometteuse qu’elle a remporté tout dernièrement, en 2011, le prestigieux Grand prix du concours Percée organisé par la Fondation de l’innovation du Nouveau-Brunswick (FINB).
C’est le professeur Yun Zhang, titulaire de la Chaire de recherches du Canada sur le traitement d’images en géomatique avancée de l’U.N.-B., qui a créé la technologie appelée UNB PanSharp. À l’origine, cette technologie devait être utilisée dans les satellites. Une licence d’exploitation a été accordée par l’U.N.-B. à des entreprises de partout dans le monde, notamment à Google Maps. Le logiciel UNB PanSharp augmente la résolution des images-satellites qui, bien souvent, sont prises à une altitude de 500 km et à grande vitesse. Pour ce faire, le logiciel fusionne des images en couleur de basse résolution avec des images en noir et blanc de haute résolution. Il s’ensuit des images en couleur nettes et claires qui sont trois fois plus précises que celles obtenues au moyen de méthodes traditionnelles d’imagerie-satellite. SceneSharp se propose maintenant de rendre cette technologie utilisable par des appareils ordinaires.
« Les caméras de surveillance actuelles fournissent des images de piètre qualité dans lesquelles il est difficile de discerner ce qui se passe, surtout quand la lumière est faible. Par ailleurs, ces images prennent beaucoup de mémoire », affirme le professeur Zhang. Il ajoute : « La technologie des lentilles et des microplaquettes conçue par SceneSharp règle ces problèmes en fournissant à l’industrie de la surveillance un nouveau système de surveillance hautement efficace. »
Non seulement le logiciel SceneSharp est-il capable de détecter automatiquement les mouvements et d’identifier le lieu, la forme et la taille en trois dimensions de l’objet mobile pour ensuite transmettre des images de haute qualité, mais il consomme la moitié de la mémoire. Par surcroît, le système SceneSharp peut être entièrement automatisé, de sorte que la surveillance peut se faire sans intervention humaine, ce qui le rend très utile pour des applications militaires, commerciales ou individuelles.
Chris Mathis, du bureau des services de recherches de l’U.N.-B. et membre de Springboard Atlantic, a tout de suite constaté la valeur commerciale de l’invention du professeur Zhang, mais il devait procéder à une analyse commerciale afin de pouvoir le développer pleinement. Il a présenté l’invention du professeur Zhang à des étudiants du programme Activator, mis en place par l’U.N.-B., qui réunit des étudiants en commerce et des étudiants en génie du programme Technology Management & Entrepreneurship afin qu’ils élaborent des concepts d’affaires. Le projet a suscité l’intérêt des étudiants Jordan deWinter et Pablo Alvarez, étudiants en commerce de l’U.N.-B., qui ont conclu un partenariat avec le professeur Zhang. Avec l’aide de Chris Mathis et de Shane Nason, du bureau des services de recherches, les partenaires ont créé une entreprise essaimée qu’ils ont nommée SceneSharp.
Aidé de monsieur Mathis, le professeur Zhang a obtenu des fonds du programme de Validation de principe de Springboard, ce qui lui a permis de poursuivre ses essais et de développer davantage sa technologie. L’entreprise a également reçu des fonds du Comité d’évaluation des technologies de Springboard, en vue d’une évaluation en profondeur, par une tierce partie, du potentiel commercial de SceneSharp. Cette évaluation aidera l’entreprise à peaufiner son plan d’affaires et à orienter ses démarches.
Le fait d’avoir remporté le Grand prix du concours Percée en 2011 a eu pour effet d’accroître considérablement la confiance de l’entreprise et de lui donner un nouvel élan. C’est le prix le plus prestigieux de son genre au Canada, et non seulement SceneSharp pourra bénéficier des placements en capital de risque qui en découleront, mais elle aura accès aussi à des experts en finances, en commercialisation et en droit, au fur et à mesure qu’elle perfectionnera son produit, trouvera des partenaires en fabrication et augmentera sa clientèle.
À l’heure actuelle, SceneSharp déploie des efforts afin de rassembler une équipe de gestion expérimentée, de formaliser sa structure organisationnelle et de négocier une entente d’investissements avec la Fondation de l’innovation du Nouveau-Brunswick. Ces démarches sont cruciales pour l’établissement d’une entreprise qui a un bon potentiel de croissance et qui est capable de réagir aux demandes du marché. L’équipe du bureau des services de recherches accompagnera SceneSharp dans ses démarches et lui fournira tout l’appui nécessaire.
Monsieur Mathis affirme que « la technologie novatrice de SceneSharp, conjuguée à l’appui fourni par le concours Percée et Springboard, laisse entrevoir un avenir prometteur pour la nouvelle entreprise. » Il ajoute : « Nous sommes très enthousiasmés par le potentiel de cette entreprise et nous avons hâte de continuer à jouer notre rôle de partenaire dans ses efforts de commercialisation. »

« Extraites de plantes qui peuvent être cultivées avantageusement en Atlantique , les huiles Omega-3 ont un grand potentiel économique et pour la santé des individus, » affirme le professeur Marc Surette
En 2003, le professeur Surette,vice-président à la recherche et développement chez Pilot Therapeutics, Inc., société américaine de biopharmaceutiquesdécide d’accepter un poste de professeur au département de chimie et de biochimie de l’Université de Moncton. “Pour plusieurs raisons, c’était le moment propice pour revenir au Nouveau-Brunswick : je souhaitais y entamer une carrière en enseignement et y poursuivre mes recherches; de plus, je savais qu’un groupe de collègues de haut calibre était déjà sur place et que les possibilités de financement étaient très bonnes ” , explique monsieur Surette, diplômé de la Cornell University. Peu après son arrivée, il décroche la Chaire de recherches du Canada en métabolisme cellulaire des lipides qui est assortie d’un financement annuel de cent mille dollars. Ce financement a été suivi par d’autres qui totalisent quelque six millions de dollars d’engagement de divers organismes tels les IRSC, l’APÉCA, la FINB et la Fondation canadienne des maladies du cœur.
En 2008, monsieur Surette s’est vu octroyer une contribution du Fonds d’innovation de l’Atlantique (FIA) de près de trois millions de dollars pour un projet de recherche et développement intitulé Mise au point de produits diététiques dérivés de ressources biologiques. L’un des principaux objectifs du projet est de mettre au point de nouvelles méthodes de production agricole qui visent l’augmentation de la croissance de nouvelles plantes et du rendement en huiles de leurs graines. Les huiles extraites de ces plantes sont destinées aux marchés des suppléments ou des ingrédients alimentaires. Riches en Omega-3, ces huiles peuvent être utilisées en remplacement d’huiles à base de poisson. Des applications dans les domaines de la santé humaine et de la santé animale sont envisagées, telle la modulation de réponses immunitaires dans la prévention de maladies inflammatoires. Le professeur Martin Filion du département de biologie et la professeure Chantal Matar, autrefois rattachée à l’Université de Moncton et aujourd’hui à celle d’Ottawa, et plus précisément au Département des sciences de la nutrition, sont des chercheurs clés de l’équipe du professeur Surette. Les sociétés Technology Crops International (TCI)/Nature’s Crops, Inc. (NCI) de l’I.-P.-E. et des USA, Innovactiv, inc. de Rimouski, Québec et l’Institut de recherches sur les zônes côtières, Shippagan, N.-B. comptent parmi les principaux partenaires du projet FIA.
Membre de Springboard, le Bureau de soutien à l’innovation (BSI) de l’université travaille en étroite collaboration avec monsieur Surette et ses collègues. Et le chercheur de préciser : « Dès mon arrivée, et particulièrement en 2007 et 2008, Gisèle Levesque, agente d’innovation au BSI et Réjean Hall, directeur, ont travaillé avec moi afin de solliciter des fonds et d’établir des partenariats ».
Monsieur Hall et madame Levesque soulignent à quel point le réseau Springboard a été important dans le développement de leur capacité à aider le professeur Surette et son équipe. « Les formations en rédaction de contrats, en négociation et en octroi de licences reçues via Springboard ont été très utiles dans plusieurs volets de notre travail avec monsieur Surette » explique Gisèle Levesque. Selon monsieur Hall, les gabarits de contrats de Springboard ont constitué la base de multiples ententes de partenariat associées au projet FIA. Par ailleurs, les conseils des membres de Springboard et les habiletés acquises aux ateliers AUTM et ACCT Canada ont été utiles à l’élaboration de stratégies de propriété intellectuelle. Les programmes de Springboard ont aussi aidé de façon importante l’équipe de monsieur Surette. En 2009, Springboard a accordé au professeur Filion une contribution à partir du Fonds d’aide juridique et d’obtention d’un brevet. En 2010, grâce à l’aide du BSI, monsieur Surette a également obtenu un financement provenant du Fonds d’aide juridique et d’obtention d’un brevet et du Fonds de validation de principe de Springboard. «Concernant la découverte de monsieur Filion, madame Barbara Campbell, Associate Director of Licensing de la Dalhousie University nous a aidé dans le choix avisé d’un agent de brevet» souligne madame Levesque. Selon monsieur Hall, Springboard a également aidé à la mise au point du plan de recherche du professeur Surette : « Au cours des dernières années, nous avons consulté nos collègues de l’University of New Brunswick, de Dalhousie University et du Groupe Genesis de la Memorial University sur certains aspects des projets du professeur Surette. »
L’impact économique des travaux du professeur Surette au Canada atlantique est considérable. Les possibilités de mise en marché des découvertes en voie de protection par brevet sont prometteuses. De plus, les postes de chercheurs du laboratoire du professeur Surette constituent un pôle appréciable d’emplois locaux de haut niveau. Enfin et surtout, l’implantation à l’Ile-du-Prince-Édouard de la société Nature’s Crops, Inc. (NCI), une filiale de TCI, concrétise les premières retombées des recherches du professeur Surette. En effet, en 2009, suite aux travaux effectués avec le professeur Surette et à des essais réalisés au Nouveau-Brunswick, TCI démarre à l’I.-P.-E. un programme d’essais avec de nouvelles plantes de grande valeur ajoutée. Les résultats ont été tellement concluants qu’à l’automne 2010, grâce à un investissement de quelque six millions de dollars d’ Agriculture et Agroalimentaire Canada et de la Province de l’ I.-P.-E. , NCI ouvre à Kensignton, I.-P.-E. , une usine de biorafinage pour le traitement des graines et l’extraction des huiles. La société NCI a également reçu une contribution financière importante du Programme d’aide à la recherche industrielle (PARI) du CNRC. Une fois le bilan des achats des producteurs, des investissements en capitaux et des salaires fait, l’entreprise aura elle-même investi plus de 20 millions de dollars à l’ I.-P.-E.
Pour ses contributions exceptionnelles aux communautés locales et scientifiques, le professeur Marc Surette s’est mérité le Prix 2010 du Nouveau-Brunswick pour les réalisations en biosciences, décerné via BioAtlantech. Inventeur de plusieurs brevets et acteur de premier plan de la commercialisation de Airozin ® (un produit de contrôle de l’asthme sur une base diététique), le professeur Surette évalue constamment les résultats de son équipe. Il fait la planification de ses programmes de recherches avec une visée d’impact régional maximum. « Le professeur Surette a une compréhension profonde, à la fois de la recherche fondamentale et de la commercialisation de la recherche appliquée. Il a non seulement un impact positif sur le plan de la recherche et du développement commercial en Atlantique, mais aussi au sein de l’Université de Moncton en tant que modèle et catalyseur de changement de la culture de recherche » , conclure monsieur Hall.

Selon un des principaux chercheurs et scientifiques de l’U.N.-B. qui, de plus, a démarré une entreprise fructueuse qui a remporté des prix, les universités et les industries du Canada atlantique doivent collaborer ensemble afin d’assurer leur survie et leur pertinence mutuelles. Springboard joue un rôle de premier plan dans la facilitation de cette collaboration.
« Je suis un très bon professeur d’université et un très bon scientiste, » affirme Bruce Balcom. « Toutefois, comme la plupart de mes collègues universitaires, je ne suis pas de nature un entrepreneur. Je n’ai aucune expertise en affaires et je connais très peu la façon d’évoluer dans le monde des affaires afin d’accéder aux possibilités commerciales et d’investissement. Or, pour que ma recherche puisse être orientée avec succès vers les marchés, j’avais besoin de l’aide d’entrepreneurs commerciaux. Cela dit, dans le développement d’une économie adaptée au 21e siècle, ici au Canada atlantique, les universités jouent un rôle clé et Springboard c’est notre tremplin. »
En tant que directeur du centre d’imagerie par résonnance magnétique de l’U.N.-B., Bruce Balcom, aidé de son équipe, se livre depuis longtemps à la recherche de pointe dans le domaine de la résonnance magnétique nucléaire. Un des projets de recherche consistait en l’invention d’une technologie unique servant à mesurer la pression capillaire dans les formations rocheuses. Ce qui rend l’invention de monsieur Balcom si unique est qu’elle constitue une technique de mesure non destructive des carottes rocheuses qui est cinq à dix fois plus rapide que les méthodes traditionnelles et qu’elle fournit des résultats plus exacts. Cette technologie est particulièrement importante pour les efforts d’exploration menées par les sociétés pétrolières et gazières. Grâce à l’aide des membres de Springboard associés au bureau des services de recherche de l’U.N.-B., monsieur Balcom a été en mesure d’encourager un ancien étudiant et son épouse, monsieur Derrick et madame Jill Green, de se réinstaller au NouveauBrunswick afin de diriger une entreprise essaimée privée qui assurerait le développement continu et la mise en marché de son invention. L’expérience de madame Green dans l’industrie de l’imagerie par résonnance magnétique aux ÉtatsUnis et ses antécédents dans le domaine de la commercialisation constituaient de nets atouts pour la création d’une équipe de direction solide. Cette union des forces a donné naissance à Green Imaging Technology, Inc.
Green Imaging Technology ayant été constituée en société il y a maintenant presque quatre ans, la société a obtenu des fonds du programme de Validation de principe de Springboard en vue du financement du développement commercial continu de la technologie de monsieur Balcom. La société a été en mesure de recueillir des investissements providentiels sans précédent qui sont venus s’ajouter à d’autres sources nouvelles de financement. Elle compte un personnel de sept employés, et en 2009, la société a enregistré des revenus de près de un million de dollars. En mai 2010, elle a également remporté le Prix du nouvel exportateur décerné par l’Association des manufacturiers et exportateurs du Canada.
Selon Jill Green, la société doit son existence et son succès entre autres à l’aide de David Foord, Josh Samuels et Chris Mathis, du bureau des services de recherche de l’U.N.-B. et à leurs ressources au sein du réseau de Springboard.
« Dès le début, avant même que nous prenions l’engagement de diriger la société Green Imaging Technology, l’équipe de l’U.N.-B., au bureau des services de recherche, nous a aidés à comprendre les chiffres, nous a présentés à des partenaires éventuels dans le monde des affaires et du financement et nous a fourni aussi une aide spécialisée en commercialisation et un appui général dans ce qui allait constituer des décisions fondamentales non seulement pour Derrick et moi-même, mais aussi pour monsieur Balcom et pour l’U.N.-B., » affirme madame Green. « Nous étions très emballés par cette nouvelle technologie et nous savions très bien qu’il existait un marché pour elle, mais le fait de savoir que nous pouvions compter sur un partenaire ouvert et flexible, disposé à nous aider tout au long du processus, a été l’élément déterminant qui nous a amenés à quitter notre vie dans l’Ohio pour fonder la société Green Imaging Technology. »
Chris Mathis, gestionnaire actuel du bureau du transfert des technologies, affirme que l’U.N.-B. a tout intérêt à poursuivre le rôle clé qu’elle joue en matière de stratégie de commercialisation. « Nos démarches à ce chapitre procurent des avantages à court terme et sont utiles à long terme. Nous aidons à orienter les résultats de la recherche et du développement dans un domaine donné vers une source d’investissement ciblée. »
Armés de près de dix brevets, qui ont été octroyés ou dont les demandes ont été déposées, et de la reconnaissance de sociétés internationales importantes, Green Imaging Technology et monsieur Balcom ont la confiance que le partenariat continu avec l’U.N.-B. mènera à la création d’autres technologies novatrices et à la diversification de la technologie dans le domaine de l’imagerie par résonnance magnétique et, partant, qu’il saura produire de réelles retombées sur l’économie régionale.

Pour la plupart des Néo-Écossais, les principales préoccupations environnementales, récréatives et économiques sont liées à la terre et à la mer. Nous oublions souvent l’importance des systèmes qui font le pont entre les deux. Les marais salés forment la zone intertidale entre mer et terre et joue un rôle crucial en assurant la liaison entre les écosystèmes terrestres et côtiers.
Dans cette zone intertidale, les marais salés offrent un habitat à de nombreuses espèces de plantes, de poissons, d’oiseaux et d’autres animaux sauvages. Ils forment aussi un filtre naturel pour les déchets organiques, les bactéries, les surplus de nutriants et de contaminants et favorisent ainsi la santé des espèces naturelles et des humains. En plus de l’effet bénéfique que les marais salés ont sur la faune et la flore, ils jouent aussi un rôle important dans la lutte contre les changements climatiques. Si nous songeons à l’instabilité croissante des conditions météorologiques que nous avons connue en 2010 dans la région de l’Atlantique, il est important de se rappeler que les marais salés sont un obstacle naturel aux ondes de tempête qui protège nos rivages, nos maisons, nos routes et nos infrastructures.
Monsieur Tony Bowron, président de CB Wetlands and Environmental Specialists (CBWES Inc.), se dit très inquiet du fait qu’au cours des 400 dernières années, plus de 80 % des marais salés situés le long de la baie de Fundy et 65 % des marais salés de la Nouvelle-Écosse ont disparu en raison de l’activité humaine. Pendant de nombreuses années, on a essentiellement fermé les yeux sur ce problème, écarté l’importance du rôle des marais salés et mené très peu de recherche sur les possibilités de restauration de la zone intertidale. Grâce aux efforts de l’équipe de CBWES, nous assistons à un changement d’attitude et de plus en plus de citoyens et de paliers gouvernementaux considèrent comme prioritaire la protection de cette zone.
Madame Danika van Proosdij, professeure adjointe au département de géographie de l’université Saint-Mary’s, est chef de file dans la recherche en restauration des marais salés. Depuis de nombreuses années, elle travaille de concert avec l’équipe de CBWES. Récemment, elle a mis à l’essai une technologie de pointe qui utilise la photographie à basse altitude afin de vérifier l’état des marais salés. Aidés d’un aérostat à hélium, petit dirigeable télécommandé, madame van Proosdij et son équipe de chercheurs peuvent non seulement prendre des photos de haute qualité des marais salés, et ce à des distances et sous des angles variables, mais, grâce à ce dirigeable, ils sont en mesure de réunir ces données de manière efficace sans perturber pour autant cet écosystème fragile, ce qui est encore plus important.
Madame Gina Funicelli, directrice du bureau de liaison avec l’industrie de l’université Saint Mary’s affirme que « les connaissances de madame van Proosdij en matière de technologie photographique à l’aide d’un aérostat et d’exploitation de cette technologie afin d’accroître l’efficacité des projets de restauration des marais salés se traduisent en avantages commerciaux considérables. » Elle ajoute : « La possibilité de prendre des photos de haute qualité de régions marécageuses inaccessibles par voie terrestre est essentielle afin d’aider l’industrie à élaborer des plans de restauration plus efficaces. »
À titre de membre de Springboard Atlantic, le bureau de liaison avec l’industrie de l’université Saint Mary’s a facilité la négociation de nombreuses ententes de collaboration avec CBWES au cours des années, participant notamment à la présentation de demandes auprès du Programme de bourses d’études supérieures à incidence industrielle du CRSNG. Grâce à ce programme, madame van Proosdij a pu embaucher deux étudiants de l’université Saint Mary’s afin de l’aider à mettre à l’essai l’aérostat sur l’un des projets de restauration des marais salés entrepris par CBWES et, plus récemment, sur un projet pilote entrepris sous l’égide du Productivity and Innovation Voucher Fund du ministère du développement économique de la Nouvelle-Écosse. L’expertise combinée de madame van Proosdij et de monsieur Greg Baker, du Maritime Provinces Spatial Analysis Research Centre, de l’université Saint Mary’s, a fourni à CBWES une excellente occasion de gérer et, il est à espérer, d’adopter cette nouvelle technologie afin d’améliorer ses procédés de restauration et d’accroître sa capacité concurrentielle sur le marché.
Le président de CBWES, monsieur Tony Bowron, affirme : « Sans l’aide du bureau de liaison avec l’industrie de l’université Saint Mary’s, qui nous ont informés des possibilités de financement et qui, de plus, nous ont guidés dans les diverses étapes à remplir dans le cadre d’une collaboration de ce genre, nous n’aurions vraisemblablement pas connu autant de succès dans le lancement de ce projet d’envergure. L’accès que nous avons eu à la recherche de pointe et aux connaissances techniques de madame van Proosdij a été un facteur déterminant qui a permis à notre entreprise de prendre de l’expansion et de prospérer. »


Certaines recherches de pointe effectuées à l’université St. Francis Xavier (StFX) ont permis de créer une technologie qui pourrait avoir un résultat environnemental considérable pour ce qui a trait aux produits d’entretien ménager. Ces recherches ont suscité l’intérêt de GreenCentre Canada, centre national de commercialisation des produits chimiques écologiques au stade du développement. Le GreenCentre a décidé d’investir dans cette recherche. De fait, l’université St. Francis Xavier a été la première université canadienne à conclure une licence d’exploitation technologique avec GreenCentre.
Grâce à l’aide financière obtenue du Fonds d’innovation de l’Atlantique, Gerry Marangoni, de l’université StFX, et Bruce Grindley, de l’université Dalhousie, ont créé ensemble un composé chimique très efficace appelé surfactant Gemini. Les surfactants sont des agents de surface qui ont le pouvoir de dissoudre ou d’émulsionner des éléments insolubles. Ils sont présents dans une vaste gamme de produits courants, comme les shampoings, les détergents, les nettoyants, les produits pharmaceutiques et les peintures. Ils sont également utilisés dans des procédés industriels comme le forage du pétrole et du gaz naturel. Ce qui rend le surfactant Gemini particulièrement intéressant, c’est le fait que de petites quantités de ce produit suffisent pour obtenir le même résultat qu’avec des composés existants.
Andrew Kendall, gestionnaire du bureau de liaison avec l’industrie, à l’université StFX, dit : « Puisque le surfactant Gemini est si efficace en petites doses, le secteur manufacturier et les secteurs de l’emballage, des transports et de la vente au détail des produits d’entretien ménager pourraient réaliser des économies importantes. Il s’en suit un effet environnemental beaucoup moins grand, à toutes les étapes des diverses activités de production. »
Monsieur Kendall était conscient de la valeur commerciale du composé chimique inventé par monsieur Marangoni, mais il savait aussi que pour véritablement sonder le plein potentiel de ce produit, les chercheurs devaient trouver un partenaire spécialisé. GreenCentre, dont la mission est de développer des produits et des pratiques durables, tant sur le plan commercial que sur le plan environnemental au sein de l’industrie chimique, semblait posséder toutes les qualités d’un bon partenaire. Monsieur Kendall a négocié le tout premier partenariat conclu avec GreenCentre, qui a obtenu de StFX non seulement une licence d’exploitation de la technologie de production du surfactant Gemini, mais, en plus, des licences d’exploitation pour toute une gamme de composés mis au point par monsieur Marangoni et James Nyangulu, produits qui sont appelés substances inhibitrices de l’hydratation du schiste et qui sont conçus pour régler certains problèmes de forage dans les industries de forage du pétrole et du gaz naturel.
Au cours de la prochaine année, GreenCentre mettra ces surfactants à l’essai, à grande échelle, afin d’en vérifier le rendement et de les distribuer à des partenaires de l’industrie et à des clients éventuels pour obtenir d’eux une rétroaction utile.
Selon monsieur Kendall, ce processus a été des plus intéressant et satisfaisant pour tous les participants. Il ajoute : « En tant que membre du réseau de Springboard Atlantic, mon travail consiste à déceler et à orienter les recherches innovatrices jusqu’au processus de commercialisation. Le fait d’avoir pu conclure un partenariat avec un centre d’excellence comme GreenCentre dans l’atteinte de cet objectif est non seulement avantageux pour les technologies intéressées, mais est un accomplissement de taille aussi pour les chercheurs du Canada atlantique, du fait qu’ils ont été les premiers à conclure un contrat de licence avec GreenCentre. Cela démontre à quel point les chercheurs de StFX, ainsi que les chercheurs de tout le réseau de Springboard, sont capables d’occuper une position concurrentielle sur le marché mondial. Je suis certain que d’autres contrats de licence suivront. »

Un des problèmes les plus épineux et les plus importants auquel les nations sont aux prises aujourd’hui est le problème du changement climatique.
Les changements climatiques ont des répercussions sur tous les aspects de la vie – sur l’économie, la santé, l’agriculture, la fabrication, la pêche, pour n’en nommer que quelques-uns. Aussi, l’industrie et le gouvernement, à tous les échelons, cherchent des moyens novateurs, efficaces et économiques d’éliminer cette menace de taille. Plus que jamais, la science et la technologie ont un rôle essentiel à jouer dans la mise en marché des solutions qu’elles proposent face à ce problème. C’est précisément l’objectif que s’est donné le bureau de liaison avec l’industrie de l’université St. Francis Xavier.
Dave Risk, professeur en science de la terre, et son équipe du centre de recherche en science environnementale de l’université St. Francis Xavier, ont développé une technologie de pointe capable de dépister et de vérifier avec précision les émanations de gaz responsables du réchauffement climatique qui, soit sont entreposées sous la terre, dans des installations industrielles importantes appelées projets de capture et de stockage du CO2 (CSC), soit s’échappent du sol en raison d’activités à la surface comme la foresterie, l’agriculture ou d’autres activités menées à la surface qui altèrent le sol. La technologie inventée par monsieur Risk, une sonde appelée Continuous-Timeseries Forced-Diffusion Monitoring (CT-FD) permet non seulement de surveiller le stockage souterrain du dioxyde de carbone dans ces grands sites industriels de stockage (CSC), afin d’en assurer la sécurité, mais elle permet aussi de mesurer avec précision les émanations de dioxyde de carbone (CO2) de vastes étendues de terre qui ont été soumises à une forme d’exploitation, ce qui constitue une caractéristique importante de la technologie puisque le quart de toutes les émanations de CO2 proviendrait de ce genre d’activités à la surface du sol. Les autres caractéristiques de la sonde CT-FD qui en font un instrument unique sont sa petite taille et le fait qu’elle se transporte facilement. Elle peut facilement être enfouie dans la terre et résiste aux conditions atmosphériques les plus violentes. Elle fait la distinction entre le CO2 qui est injectée dans le sol et le CO2 qui provient des plantes. De plus, il s’agit d’une technologie sans fil, ce qui signifie que la collecte des données peut se faire sans manipulation humaine sur les lieux.
Le professeur Risk savait très bien que son invention était intéressante et il pensait qu’elle aurait certaines applications limitées. Il a présenté son invention à Andrew Kendall, gestionnaire du bureau de liaison avec l’industrie de l’université St. Francis Xavier, et après avoir mené des recherches, les deux ont découvert qu’il existait un vaste marché mondial auquel ce genre de technologie pouvait accéder.
« Lorsque nous avons compris pleinement la qualité novatrice de la sonde CT-FD pour ce qui est de la précision de l’instrument, de sa capacité à fournir des résultats exacts et de son coût d’exploitation, nous avons saisi l’ampleur de son potentiel commercial, » affirme monsieur Kendall. « Tout particulièrement, cette sonde pourrait s’avérer très utile pour les industries et les entreprises partout dans le monde qui doivent respecter des normes gouvernementales relatives aux émanations de gaz à effet de serre. »
De concert avec monsieur Kendall, le professeur Risk a pu présenter des demandes auprès de deux programmes de Springboard – le Fonds de validation de principe et le Fonds d’aide juridique et d’obtention d’un brevet. Monsieur Risk affirme que ces deux programmes ont joué un rôle essentiel dans le lancement de la sonde CT-FD.
Le professeur Risk affirme que « Springboard était la seule source offrant le financement dont nous avions besoin pour assurer la protection de la propriété intellectuelle et pour développer davantage la sonde CT-FD ». Il ajoute que « sans ce financement, nous ne serions pas sur le point de procéder à l’essai à grande échelle de cette sonde sur le marché et, fort probablement, nous n’aurions même pas pu accéder au marché ».
La sonde CT-FD sera bientôt déployée sur des chantiers d’essais où les conditions météorologiques sont exceptionnelles comme dans l’Alberta, l’Antarctique, et la Mongolie intérieure, ainsi que sur de plus petits chantiers en Nouvelle-Écosse et dans le Grand Nord canadien. Une fois les essais terminés, le bureau de liaison avec l’industrie de l’université StFX continuera de travailler avec le professeur Risk afin de développer une entreprise essaimée chargée de commercialiser ces technologies et d’assurer l’expertise nécessaire à la surveillance et à la capture des émanations de gaz responsables du réchauffement de la planète.
« En tant que chercheur scientifique, je suis très enthousiasmé à la perspective de voir le fruit de mes recherches atteindre un potentiel de commercialisation mondial, d’autant plus que cette technologie a un effet positif sur l’environnement, » affirme le professeur Risk. « Il va sans dire, toutefois, que rien de tout cela n’aurait été possible sans l’aide d’Andrew Kendall et de ses collègues de Springboard, qui m’ont fourni une aide remarquable en termes de possibilités de financement, de réseautage, de relations extérieures et d’expertise en matière de transfert des technologies. L’aide et la collaboration quotidiennes qu’Andrew m’a fournies ont été tout simplement inestimables. Je le consulte dans toutes les démarches que j’entreprends dans le cadre de mes recherches. »

Si le climat variable alimente souvent les conversations et constitue une source d’inquiétude pour les habitants de la Nouvelle-Écosse, pour un groupe de chercheurs qui ont formé un partenariat entre le Nova Scotia Community College (NSCC) et la Green Power Labs, Inc., les nuages opaques sont la promesse de brillants résultats.
Le secteur de l’énergie solaire s’affermit à l’échelle mondiale et il s’agit là d’une ressource énergétique dont la Nouvelle-Écosse pourrait tirer des bénéfices considérables, tant les consommateurs que les promoteurs de cette source d’énergie. Jusqu’à présent, toutefois, personne ne disposait de renseignements déterminants quant aux effets du climat maritime, dont les caractéristiques sont uniques, sur le rendement des panneaux solaires. Certains systèmes d’énergie solaire sont très sensibles à la formation de glace, même en petites quantités, et à l’ombrage sur les panneaux, ce qui réduit leur capacité de produire de l’électricité ou de la chaleur. Vu les conditions extrêmes produites par le brouillard, notamment le brouillard salin, la neige, la glace, et les fluctuations rapides de températures hivernales, la Nouvelle-Écosse est un endroit idéal pour évaluer l’efficacité des panneaux solaires.
À partir de lieux d’essais aménagés au tout nouveau Centre for the Built Environment (CBE) du NSCC, au Waterfront Campus de Darthmouth, monsieur Alain Joseph, chercheur principal, aidé d’étudiants du laboratoire de recherche en énergie appliquée, consacrera les deux prochaines années à réunir des données et à mesurer le rendement de panneaux solaires. Dans le cadre de cette initiative, il pourra compter sur l’appui d’un partenaire de Darthmouth, Green Power Labs, experts-conseils en énergie solaire.
Des appareils spéciaux comme des caméras thermosensibles permettront à monsieur Joseph et à ses étudiants de réunir des données afin de déterminer les modèles de panneaux solaires, leur positionnement et les mesures d’entretien qui assureront la meilleure production d’énergie possible. En mesurant l’effet des conditions météorologiques sur les panneaux, les chercheurs pourront calculer avec plus d’exactitude le rendement des investissements dans les installations. En ce qui concerne Green Power Labs, les résultats auront une grande valeur commerciale pour la planification et la mise en place de la technologie solaire destinée à leur clientèle de partout au Canada et dans le monde.
Anne Campbell et Sarah Galley, représentantes du NSCC, dont les postes sont financés par Springboard Atlantic, ont facilité ce partenariat de recherche. Elles ont participé à la soumission d’une proposition au Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) et une subvention de 200 000 $ a été accordée par le Programme d’innovation dans les collèges et la communauté (ICC), mis sur pied par le CRSNG, en vue de poursuivre l’étude des panneaux solaires. Par ailleurs, madame Campbell a fourni de l’expertise et des conseils dans la négociation d’ententes et le processus de transfert des connaissances.
Selon monsieur Joseph, « ce partenariat offre à tous les intervenants une occasion unique.» Il ajoute : « Nos étudiants et nos étudiantes ont la possibilité de participer à un projet concret en collaborant avec une entreprise qui est un chef de file dans son domaine. Les résultats permettront à Green Power Labs de parfaire sa connaissance de la technologie solaire et, partant, de pouvoir innover et concurrencer davantage sur le marché mondial. Ce partenariat est le parfait exemple du résultat fructueux et mutuellement avantageux qui découle de la recherche et de la collaboration avec l’industrie. »
La pomme fraîche et juteuse est, depuis toujours, le symbole par excellence d’un aliment délicieux et nutritif. Qu’à cela ne tienne, une partie importante de ce fruit est souvent oubliée, parfois même jetée aux rebuts. Il s’agit bien sûr de la pelure! En réalité, la pelure de pomme est riche en antioxydants qui, non seulement sont bons à la santé, mais aussi, comme vient de le découvrir le professeur Vasantha Rupasinghe, du Nova Scotia Agricultural College (NSAC), elle peut servir d’agent préservatif naturel.
Les produits riches en oméga-3, telles les huiles de poisson, qui sont exposés à l’air ambiant peuvent devenir rances en raison du processus d’oxydation, qui en altère aussi la saveur, la couleur, la texture et la durée de conservation. Le professeur Rupasinghe, professeur au NSAC et président de la Chaire de recherche du Canada (niveau II) en biochimie des fruits et bioproduits, a mis au point un procédé pour extraire, de la pelure des pommes, des composés chimiques antioxydants devant servir d’agent stabilisant naturel des omégas-3.
À l’heure actuelle, l’industrie de l’alimentation et de la nutrition a recours à des agents stabilisants de synthèse comme le butylhydroxytoluène ou BHT. Toutefois, ce produit pourrait causer le cancer et, par ailleurs, les consommateurs se méfient des additifs de synthèse. Le romarin aussi est utilisé comme agent stabilisant, mais il donne une saveur forte aux aliments.
Monsieur Rupasinghe explique que « la quercétine, antioxydant de type flavonol que l’on trouve dans la pelure des pommes, est une solution de rechange naturelle hautement efficace pour remplacer les agents stabilisants de synthèse employés pour les omégas-3. » Il ajoute : « Non seulement elle augmente la durée de conservation des produits à teneur en oméga-3, mais elle est sans odeur et sans saveur, ce qui en fait un produit fort intéressant pour les producteurs de compléments alimentaires et d’huile en vrac.
Il y a quatre entreprises individuelles de l’industrie de l’alimentation et de la nutrition qui procèdent actuellement à la mise à l’essai d’échantillons de l’agent stabilisant produit par monsieur Rupasinghe, afin de déterminer son efficacité par rapport à d’autres produits commerciaux. Ces entreprises ont un délai d’un an pour terminer leurs essais, après quoi, elles auront la possibilité d’obtenir une licence d’exploitation de la technologie.
Collaborant étroitement avec monsieur Rupasinghe, David Fullerton, agent de liaison avec l’industrie du NSAC, aide à transformer en entreprise commerciale cette technologie découlant d’un projet de recherche. Monsieur Fullerton a apporté son concours à l’obtention d’une subvention du Fonds d’innovation de l’Atlantique, laquelle a permis à monsieur Rupasinghe d’élargir son champ de recherche et de développer davantage sa technologie. Est venu s’ajouter à cela un octroi du programme Early Stage Commercialization Fund, d’Innovacorp, afin de retenir les services d’un expert-conseil chargé de confirmer les possibilités d’affaires sur le marché mondial. Monsieur Fullerton a aussi déposé des demandes de brevet relatives à la technologie mise au point par monsieur Rupasinghe et ces demandes sont actuellement à l’étude aux États-Unis, au Canada et en Europe. Par ailleurs, il a participé à l’identification de candidats viables pour les mises à l’essai.
Monsieur Fullerton est d’avis que l’appui dont il a bénéficié, du fait de l’adhésion du NSAC au réseau de Springboard Atlantic, a été déterminant pour la commercialisation de la technologie de monsieur Rupasinghe. « N’eût été le poste financé par Springboard ici même, au NSAC, il se peut bien que cette technologie eût été développée et qu’elle eût fait l’objet de publications universitaires, mais elle n’aurait pas nécessairement franchi d’autres étapes. Qui plus est, elle aurait pu simplement être développée davantage ailleurs, sans bénéficier de quelque manière que ce soit au NSAC ou à nos partenaires industriels. Il va sans dire que cela peut exiger beaucoup d’effort, toutefois, afin d’assurer la croissance de la région de l’Atlantique, il est important de tirer parti des compétences de nos chercheurs et de développer la technologie dans notre région.»
Lorsque les entreprises collaboratrices feront part des résultats des essais, au printemps 2011, monsieur Fullerton participera à la négociation des licences et des contrats d’exploitation de la technologie, il fera la promotion de la technologie auprès d’exploitants possibles et collaborera à la mise en place d’une installation de traitement dans une région rurale de la Nouvelle-Écosse.

Le programme de recherche et de développement de madame Jane Baskill vise un objectif : l’apprentissage à vie. Pour ce faire, il est important d’acquérir, en bas âge, des aptitudes solides en littératie, un goût pour la découverte et une affinité pour la pensée créative.
Madame Baskill, professeure agrégée et coordonnatrice en littératie à l’université Mount Saint Vincent (MSVU), est une experte en littératie familiale de renommée internationale. Elle a élaboré un programme destiné aux parents afin de les aider à améliorer les compétences en lecture et en écriture de leurs enfants. Le programme de littératie familiale appelé Publish It! est basé sur l’idée que l’écriture peut constituer une expérience à partager en famille qui est susceptible d’améliorer sensiblement le bien-être éducationnel, social et affectif des enfants, des parents et, partant, de toute la communauté.
Conçu par suite d’un partenariat avec la Valley Community Learning Association (VCLA), le programme Publish It! était au départ un outil de traitement de textes devant permettre aux familles d’écrire leur propre histoire et de la publier sous forme de livre. Parents et enfants se réunissaient après l’école ou en soirée dans le laboratoire d’informatique de leur école afin de travailler à la rédaction de leur livre avec l’aide de facilitateurs. Ces livres étaient alors « publiés » sur les lieux et des exemplaires étaient remis aux bibliothèques de la classe, de l’école et de la localité. La famille gardait son propre exemplaire.
Vivement consciente de la popularité et de l’effet positif du programme, madame Baskill cherchait un moyen d’élargir le programme afin qu’un nombre accru de familles et d’écoles y aient accès. Elle a communiqué avec Gina Funicelli, directrice du bureau de liaison avec l’industrie de MSVU, afin d’obtenir des suggestions quant aux sources de financement possibles. Le poste de madame Funicelli est financé par Springboard Atlantic et a été créé par suite d’une collaboration particulière entre l’université Saint Mary’s et MSVU. Ainsi, les deux universités peuvent bénéficier de l’expertise en commercialisation de madame Funicelli et de l’aide du réseau de Springboard. Lorsque madame Funicelli a été mise au courant du projet, elle a saisi pleinement tout le potentiel que revêtait le programme Publish It!
« Même si l’idée à la base du programme Publish It! est fantastique, la version originale ne pouvait être livrée qu’en personne, sous forme d’ateliers, ou dans une salle de classe », affirme madame Funicelli. Elle ajoute : « Une version en ligne du programme allait permettre d’offrir Publish It! à plus de gens, en tout temps et dans tous les milieux, notamment les bibliothèques, les centres communautaires et les foyers individuels. Qui plus est, il existe toute une gamme d’outils en ligne qui peuvent facilement enrichir le programme, en offrant par exemple la possibilité d’écrire des livres dans d’autres langues et de créer des répertoires en ligne qui donnent accès aux livres à l’aide d’autres engins de recherche axés sur le titre, le sujet ou l’auteur. »
Grâce à des fonds offerts par Springboard, madame Funicelli a retenu les services de Media Mechanics, une entreprise d’Halifax qui se spécialise dans la conception et la mise au point de systèmes multimédias. Travaillant étroitement avec madame Baskill, l’entreprise Media Mechanics s’est inspirée de la vision de celle-ci et c’est ainsi que Publish It! a vu le jour. Il s’agit d’un site web simple et interactif qui permet aux familles d’écrire facilement leur histoire en format texte, d’ajouter des images et de publier leur propre cyberlivre. Une bibliothèque en ligne a même été constituée, de sorte que les utilisateurs peuvent partager leurs ouvrages.
Madame Baskill estime que « lorsque les membres d’une communauté écrivent ensemble, ils encouragent les enfants à écrire, ce qui leur transmet un puissant message quant à la valeur de l’écriture. » Elle ajoute : « L’évolution commerciale de Publish It! en un programme en ligne est merveilleuse, en ce qui me concerne, parce qu’elle permettra à des familles de partout dans le monde d’y avoir accès et aux enfants de partout de prendre conscience de la liberté et des possibilités que procure la littératie. »
À l’heure actuelle, le prototype en ligne de Publish It! a été mis à l’essai par la VCLA. Media Mechanics et madame Baskill s’inspireront de la rétroaction des utilisateurs pour affiner et améliorer le programme. Madame Funicelli, quant à elle, travaille à la commercialisation du programme qui se fera au moyen d’un accord de licence conclu avec une entreprise privée chargée de vendre le programme aux gouvernements, aux bibliothèques et aux groupes communautaires.

L’expression « recherche et développement » évoque très souvent l’image de grands laboratoires où l’on travaille sur des projets complexes qui aboutiront en des solutions grandioses aux problèmes mondiaux ou en des produits sophistiqués destinés aux grandes entreprises.
Bien que cette image ne soit pas du tout une représentation fausse de la réalité dans bien des cas, il arrive souvent aussi que la recherche et le développement aient des répercussions importantes sur les petites entreprises.
Rita’s Outerwear est justement ce genre de petite entreprise familiale qui a su tirer parti de la recherche et du développement. Établie à Halifax, Rita’s Outerwear confectionne des articles en tissu destinés aux activités de plein air, notamment des sceaux en toile et diverses pièces vestimentaires à filet protecteur. Les affaires vont bien et les perspectives d’avenir sont bonnes, mais Rita’s Outerwear doit accroître sa production, ce qui représente un problème de taille.
Habituellement, les tissus comme la toile sont tirés à la main de larges coupes de tissus et les différentes couches doivent être alignées parfaitement dans le sens du tissu. Les morceaux des patrons de chaque article sont découpés de centaines de couches de tissu à la fois. C’est un travail manuel ardu qui prend beaucoup de temps. Il existe, bien sûr, des machines qui permettent de réaliser ces procédés plus facilement, mais elles sont, pour la plupart, de tailles imposantes, conçues pour des usines, et ne sont pas du tout adaptées à une entreprise comme Rita’s. Les propriétaires et exploitants de l’entreprise, les Marchand, souhaitaient agrandir leur entreprise, mais les problèmes de production constituaient des obstacles presque insurmontables.
Les Marchand ont alors décidé de faire appel au Nova Scotia Community College (NSCC), qui les a mis en rapport avec Dan Bolivar, membre du corps professoral du département de technologie du génie mécanique. Lorsque Dan Bolivar et son équipe, formée des étudiants David Butler, Kyle Dixon et Jason Langille, ont compris les besoins et le potentiel de l’entreprise, ils ont conçu et construit un prototype fonctionnel, à échelle réelle, qui a permis d’améliorer l’efficacité des procédés de disposition et de coupe des tissus sans pour autant diminuer la qualité des produits qui fait la renommée de Rita’s.
Travaillant de concert avec Rita’s Outerwear et l’équipe du NSCC, Sarah Galley a obtenu un financement de Springboard et facilité ainsi le transfert de la technologie, assuré la gestion de la propriété intellectuelle et négocié un accord de licence interne afin que l’équipement puisse être installé chez Rita’s Outerwear.
Le nouvel équipement a produit un effet presque instantané chez Rita’s. L’efficacité du procédé de coupe du tissu a augmenté de 25 %. Le college espère poursuivre ses travaux avec l’entreprise afin de perfectionner davantage l’équipement et de rationaliser encore plus le procédé de production.
D’après Sarah Galley, « ce projet entrepris par le collège était en parfaite harmonie avec les objectifs de Springboard. L’industrie a entamé des démarches auprès du collège afin de trouver une solution à un problème. Il était très intéressant de pouvoir apporter une aide dans la recherche d’une solution avantageuse pour le NSCC, nos étudiants et Rita’s Outerwear. C’est la raison d’être même du transfert des technologies. »

Si l’important c’est le voyage, pas la destination, alors le procédé est tout aussi important que le produit. Face à des pressions quotidiennes accrues de la part des consommateurs, des gouvernements et des organisations exigeant qu’ils se conforment à des normes environnementales rigoureuses, les fabricants doivent non seulement s’efforcer de créer des produits plus écologiques, mais ils doivent veiller à ce que le procédé de fabrication de ces produits soit lui aussi sain pour l’environnement.
Les résines synthétiques telles que le polystyrène et le polyéthylène sont des composantes d’à peu près tous les produits que nous utilisons couramment. Elles sont présentes dans les produits du plastique, de l’électronique et de l’emballage, dans les fournitures médicales et dans les matériaux de construction, pour n’en nommer que quelques-uns. Or la production de ces polymères se fait traditionnellement à l’aide de solvants et de catalyseurs qui non seulement coûtent cher, mais créent des sous-produits qui sont dangereux à la fois pour les humains qui les manipulent et pour l’environnement.
Monsieur Khashayar Ghandi, professeur agrégé de chimie et de biochimie à l’université Mount Allison, et Kyle Greenway, un de ses étudiants, ont mis au point un nouveau procédé de fabrication de divers polymères communs.
« Ce qui rend notre procédé de polymérisation si unique est le fait qu’il n’utilise pas les solvants et les catalyseurs traditionnels coûteux, et qu’il utilise au lieu un solvant qui ne dégage pas de vapeurs toxiques », affirme monsieur Ghandi. Il ajoute que « de plus, le solvant utilisé peut être recyclé jusqu’à vingt fois durant la production, de sorte que tout le procédé de fabrication est moins coûteux, plus efficace et plus écologique. »
Lorsque le bureau des services de recherche de l’université Mount Allison a été mis au courant de la découverte de monsieur Ghandi, il a tout de suite reconnu l’importance d’établir la faisabilité commerciale du procédé comme première étape pour en assurer la commercialisation fructueuse.
« Dans le but de faire une utilisation optimale des ressources universitaires et de tirer profit des possibilités réelles d’apprentissage, les services de recherche ont fait appel au professeur en administration, monsieur Nauman Farooqui, et à sa classe du cours de capital de risque et de financement de l’innovation », de dire Harold Jarche, agent du transfert des connaissances et du partenariat. Il ajoute : « Les étudiants et les étudiantes de la classe de monsieur Farooqui se sont mis à l’oeuvre et ont élaboré, de concert avec monsieur Ghandi, un plan d’affaires pour la mise en marché de son procédé. La classe a remporté le prix de Percée, concours de plan d’affaires lancé par la Fondation d’innovation du Nouveau-Brunswick, soit un investissement en actions de 100 000 $. Cet investissement a permis de développer davantage la technologie et de la rendre immédiatement commercialisable. »
Depuis, le bureau des services de recherche, avec l’aide du réseau de Springboard, a facilité l’obtention d’un brevet provisoire pour la technologie et a fourni le financement nécessaire à la validation de principe et à l’embauchage de stagiaires. En outre, il a participé à la constitution d’une entreprise essaimée, la société ChemGreen.
ChemGreen, dont monsieur Farooqui est le président directeur général et monsieur Ghandi, le conseiller en chef de recherche, se consacre actuellement à la mise à échelle de son procédé unique. Le bureau des services de recherche de l’université Mount Allison continue de collaborer avec ChemGreen en vue de l’obtention du financement et de l’expertise nécessaires au développement des technologies de polymérisation et à l’octroi de licences d’exploitation de ces technologies ainsi qu’à leur promotion auprès de clients éventuels partout dans le monde.

La recherche semble avoir un nombre infini d’applications pratiques, toutefois, il est difficile d’imaginer une application plus importante que celle ayant le potentiel d’atténuer la souffrance humaine.
Grâce à un partenariat unique de recherche collaborative entre l’université Memorial, une petite collectivité de Terre-Neuve et une société canadienne de biotechnologie, Xenon Pharmaceuticals, le secteur du contrôle de la douleur pourrait être sur le point de réaliser des progrès décisifs.
À Bird Cove, Terre-Neuve, il y a une famille qui souffre d’une maladie très rare appelée insensibilité congénitale à la douleur, ICD. Selon les observations rapportées, seules une quinzaine de familles souffriraient de cette maladie dans le monde entier. Quoique les personnes atteintes d’ICD conservent une sensibilité tactile – elles perçoivent la chaleur, le froid, les surfaces rudes ou lisses et douces – elles n’ont aucune sensation de douleur. Lorsque Genesis Group, membre de Springboard, a décrit à la société Xenon les recherches cliniques sur l’ICD menées à Terre-Neuve et Labrador par des généticiens de l’université Memorial, la société pharmaceutique s’est montrée très intéressée à la façon dont cette recherche pourrait permettre de créer des médicaments plus efficaces contre la douleur.
« Si nous pouvions arriver à isoler la base moléculaire de l’ICD, nous serions alors en mesure, du moins nous l’espérions, de créer un produit qui déclencherait une résistance semblable à la douleur chez des malades souffrant de douleurs chroniques », explique le Dr Simon Pimstone, président et directeur général de Xenon.
Par suite de l’intérêt manifesté pour cette recherche, Genesis Group a négocié avec l’université Memorial une entente de recherche collaborative entièrement financée par Xenon. Grâce à la collecte et à l’analyse clinique des données ainsi qu’aux investigations préliminaires effectuées par les chercheurs de l’université Memorial sur l’ADN des familles de Bird Cove, conjuguées aux échantillons prélevés par Xenon sur des membres de familles d’ailleurs dans le monde, Xenon a été en mesure d’isoler le gène précis qui est la cause de l’ICD. Il s’en suivit la production du XEN 402, médicament analgésique inhibiteur des signaux de la douleur qui est efficace à la fois pour les douleurs inflammatoires et les douleurs neurogènes. Le médicament XEN 402 est particulièrement intéressant du fait qu’il atténue la douleur sans produire les effets secondaires importants associés à certains autres médicaments analgésiques, notamment la dépendance de l’organisme.
Ces progrès et découvertes ont donné lieu à une entente de partage des revenus entre Genesis et Xenon qui prévoit des paiements à l’université Memorial. Le médicament XEN 402 a donné des résultats encourageants dans les essais sur des humains et passera bientôt à la phase 2 de sa production. La valeur du marché global des produits analgésiques livrés sur ordonnance est estimée à plus de 20 milliards de dollars par année. Si le XEN 402 réussit à percer sur le marché, il s’ensuivra des redevances considérables pour l’université Memorial, lesquelles serviront à financer de nouvelles recherches et les coûts de structure liés aux soins de santé des collectivités qui ont pris part au programme de recherche génétique.
« Le partenariat conclu entre Memorial et Xenon est l’exemple par excellence des nombreuses possibilités de collaboration entre les collèges et universités de la région de l’Atlantique et les sociétés canadiennes qui, ensemble, peuvent assurer le succès commercial de leurs produits, procurant ainsi de nombreux bénéfices à la population et des retombées économiques pour le Canada atlantique », affirme le président de Genesis Group, monsieur David King.

Les événements du 11 septembre 2001 et les années subséquentes ont changé de nombreux aspects de la vie en Amérique du Nord et partout dans le monde, notamment au sein de l’industrie des services financiers. Depuis cette date déterminante, les banques doivent appliquer des exigences beaucoup plus rigoureuses afin d’assurer la surveillance et la vérification des activités de blanchiment d’argent et des activités frauduleuses en général, tout particulièrement celles qui pourraient être associées à des groupes terroristes et au crime organisé.
Par suite d’une collaboration entre un expert en technologie de l’information de l’industrie bancaire et des étudiants en génie qui effectuent des études dans le domaine de la robotique à l’université Memorial, une entreprise de Terre-Neuve est maintenant un fournisseur clé de logiciels de détection de la fraude et du blanchiment d’argent en Amérique du Nord.
En 2000, David Kelly, ancien de la faculté de commerce de l’université Memorial, a vendu l’entreprise importante qu’il avait constituée et dont l’activité consistait à fournir des services en technologie de l’information à l’industrie bancaire. Le 9 septembre 2001, monsieur Kelly a tout de suite saisi l’envergure des changements que les banques devraient effectuer et des défis auxquels elles seraient confrontées à la lumière d’une nouvelle réglementation plus rigoureuse. La plupart des banques importantes avaient déjà des systèmes en place, mais les petites banques et les banques de taille moyenne ainsi que les caisses populaires et credit unions ne disposaient pas de moyens perfectionnés pour vérifier les flux monétaires. Vivement conscient du potentiel commercial que présentait cette situation, monsieur Kelly a soumis son idée à l’université Memorial et avec l’aide de Genesis Group, membre du réseau de Springboard, il a été mis en rapport avec une équipe d’étudiants en génie qui se spécialisaient, à l’époque, dans le domaine des applications de la robotique à l’exploitation minière souterraine. Les connaissances en affaires et en mise en marché de monsieur Kelly, conjuguées aux compétences techniques et scientifiques des étudiants, ont permis de mettre au point un logiciel très avancé pour lutter contre le blanchiment d’argent, logiciel qui utilise les mêmes principes de la reconnaissance des formes que ceux conçus par les étudiants dans leur travail en robotique.
Bénéficiant d’un investissement providentiel fourni par monsieur Kelly et du programme d’incubateur d’entreprises mis en place par Genesis Group, les étudiants en génie se lancèrent dans l’entreprenariat et créèrent une entreprise essaimée appelée Verafin, afin de développer davantage leur logiciel et de le commercialiser. Grâce au mentorat fourni par monsieur Kelly et à l’aide continue assurée par Genesis Group, la clientèle de Verafin a commencé à augmenter, les premiers clients étant les caisses populaires du Canada atlantique. À l’heure actuelle, l’entreprise domine le marché des caisses populaires en Amérique du Nord. En 2006, le produit novateur de Verafin ainsi que son solide plan d’affaires a permis d’obtenir un investissement important de Killick Capital, une entreprise de capital de risque ayant son siège à Terre-Neuve.
Grâce aux alliances fructueuses créées avec les fédérations des caisses populaires et credit unions de l’Amérique du Nord, et grâce aussi à un investissement de 5 millions de dollars offert par RBC Ventures en 2009, Verafin a pu rapidement s’établir sur le marché américain des banques intermédiaires. À l’heure actuelle, les produits offerts par l’entreprise contribuent à la protection de plus de 600 établissements financiers en Amérique du Nord contre les activités de fraude et de blanchiment d’argent tout en fournissant les outils nécessaires pour assurer le respect des règlements.
Aujourd’hui, Verafin a des ventes annuelles d’environ 10 millions de dollars, elle emploie 100 personnes à son siège social de St. John’s et le président-directeur général, Jamie King, est un des membres de l’équipe originale d’étudiants en génie qui ont fondé l’entreprise. Il vient d’être nommé sur la liste des 40 premiers chefs d’entreprises de moins de 40 ans établie par Caldwell Partners.
David King, président-directeur général de Genesis Group, affirme qu’il s’agit là d’un exemple par excellence de ce qui peut être accompli lorsque la communauté d’affaires et les chercheurs se mobilisent ensemble pour mettre à la disposition du marché les connaissances qui se développent à l’université. Il affirme : « Il suffit de faire les bons rapprochements pour pouvoir tirer parti de l’énorme potentiel qui existe. »

Habituellement, le mot « ultrason » évoque, dans l’esprit de la plupart des gens, l’idée d’une femme enceinte et l’image embrouillée d’un fœtus. Ce type d’ultrason conventionnel est appelé ultrason à basse fréquence et il produit des images de faible résolution.
Deux chercheurs de l’université Dalhousie, monsieur Jeremy Brown, professeur adjoint à l’école de génie biomédical, et le docteur Manohar Bance, professeur d’otologie, de neuro-otologie et de chirurgie de la base du crâne à la faculté de médecine, travaillent actuellement à la mise au point d’un dispositif, minuscule mais puissant, qui utilise des ultrasons à haute fréquence pour fournir aux travailleurs professionnels de la santé des images de haute résolution qui montrent l’état de petits organes du corps comme l’oreille interne.
Monsieur Brown estime que les ultrasons à haute fréquence peuvent donner accès à certaines parties du corps qui, auparavant, étaient inaccessibles. « Le dispositif sur lequel le Dr Bance et moi-même travaillons peut fournir aux professionnels de la santé une image plus précise de l’état de leurs patients, ce qui leur permettra de poser un diagnostic plus exact et de prescrire un régime de traitement plus efficace qu’ils ne pouvaient le faire par le passé. »
Le dispositif de monsieur Brown, dont le diamètre est d’environ deux millimètres, produit des ondes et des échos à haute fréquence qui permettent de détecter des lésions et des anomalies dans les structures délicates de l’oreille interne. Grâce à ce dispositif, il devient possible de faire des pronostics ou des diagnostics précoces de troubles causés par le cholestéatome, par exemple, une excroissance destructive de cellules dermiques pouvant mener à la surdité et à la maladie de Ménière, laquelle cause le vertige, l’acouphène et la surdité.
Madame Barbara Campbell, directrice adjointe du bureau de l’innovation et de la liaison avec l’industrie de Springboard Atlantic, à l’université Dalhousie, est experte en transfert des technologies en sciences de la santé. Sa mère a un cholestéatome. Convaincue que le dispositif de monsieur Brown pouvait s’avérer utile sur le plan clinique, madame Campbell avait particulièrement hâte d’élaborer une stratégie de commercialisation. Elle a facilité l’obtention de fonds du programme de Validation de principe de Springboard, ce qui a permis à monsieur Brown et au Dr Bance de soumettre leur dispositif à des recherches plus rigoureuses axées sur le constat afin d’en déterminer la viabilité. Les résultats de ces recherches ont créé une base solide pour présenter une demande afin d’obtenir une subvention du Early Stage Commercialization Fund (ESCF) d’Innovacorp. La subvention a été accordée et a servi au financement partiel d’une analyse des marchés destinée à évaluer et à exposer le besoin de nouveaux systèmes d’imagerie par ultrasons à haute fréquence. Le rapport sur l’étude des marchés de Frost et Sullivan a été l’un des éléments déterminants qui a permis d’accéder au premier rang, à l’échelle nationale, et d’obtenir des fonds du Programme de démonstration des principes des Instituts de recherche en santé du Canada. De plus, le rapport a suscité l’intérêt de partenaires commerciaux.
En plus d’élaborer la stratégie de commercialisation et de participer à la préparation des demandes de financement, madame Campbell et son bureau ont également présenté des demandes de brevets et fourni leurs services d’experts en matière de transfert des technologies et d’obtention de licences. À l’heure actuelle, le bureau de l’innovation et de la liaison avec l’industrie de l’université Dalhousie est en pourparlers avec des partenaires de sociétés multinationales qui pourraient être intéressées à obtenir une licence d’exploitation de la technologie pionnière créée par monsieur Brown.

Il suffit de se promener dans un poste d’essence, un dépanneur, un magasin à rayons ou une épicerie pour constater que le marché du grignotage au Canada est immense.
En fait, selon Statistique Canada, le marché du grignotage a enregistré une valeur de 981,4 millions de dollars de ventes au détail en 2004. L’envers de la médaille, toutefois, est le taux alarmant d’obésité et d’autres problèmes de santé attribuables à la consommation excessive d’aliments à forte teneur en sel, en gras et en sucre, produits qui forment la base même de la plupart des grignotines. La consommation excessive de ces aliments est un problème considérable dans le cas des enfants.
Lean Machine Inc. est un service complet de distributrices automatiques fondé au Canada atlantique qui se livre principalement à la vente de grignotines et de boissons nutritives qui non seulement ont bon goût, mais qui aussi sont approuvés par des diététistes. Lorsque Lean Machine a décidé de créer sa propre catégorie de grignotines qui répondait aux critères de teneur maximale en éléments nutritifs en vue de la vente dans les écoles partout au Canada, l’entreprise savait qu’elle devait obtenir une aide solide en recherche et développement. C’est alors que Phyllis Duffy, agente de liaison avec l’industrie du collège Holland et membre du réseau de Springboard, a mis la main à la pâte.
Madame Duffy a une vaste expérience dans le domaine de la production alimentaire et elle a entrepris, comme première étape, de présenter Lean Machine à Canada’s Smartest Kitchen, du collège Holland. Canada’s Smartest Kitchen offre une gamme complète de services culinaires alliant l’expertise de maîtres-cuisiniers au développement de la recherche et de la technologie sur les produits alimentaires. Madame Duffy était certaine qu’une collaboration entre Canada’s Smartest Kitchen et Lean Machine permettrait à cette dernière d’obtenir l’aide dont elle avait besoin pour assurer sa croissance.
« Dès le début, la relation établie avec le bureau de liaison avec l’industrie du collège Holland a été déterminante pour le succès de l’entreprise en entier, », affirme la présidente et directrice générale de Lean Machine, April Glavine. « Ils se sont joints à nous pour présenter une demande au fonds de découverte et de développement de la Province de l’Île-du-Prince-Édouard et ils nous ont fourni tout au long du processus de développement des produits une aide inestimable en matière de sciences alimentaires, d’obtention d’une licence, d’accès aux fournisseurs et d’essais sur le marché. Leur enthousiasme, leurs connaissances et leur capacité de réagir rapidement à nos besoins a fait en sorte que toute cette expérience a été des plus positive pour notre entreprise. »
En conséquence, le partenariat établi entre Canada’s Smartest Kitchen et Lean Machine a permis de développer quatre produits de grignotage haut de gamme qui ont une teneur nutritive en fibres alimentaires et en protéines et une faible teneur en gras, en sodium et en sucre. À l’heure actuelle, le projet est à l’étape de la production et la commercialisation suivra sous peu.
« Il a été très enrichissant de faciliter les rapports entre Canada’s Smartest Kitchen et Lean Machine de sorte à amener les deux parties à donner le meilleur d’elles-mêmes, » affirme madame Duffy. « La formation que j’ai reçue de Springboard m’a permis d’acquérir les compétences nécessaires pour mener à bien ce projet et il est très intéressant de voir les résultats obtenus jusqu’à maintenant et de songer à tout ce que l’avenir promet par suite de ce partenariat. »

S’il fallait choisir un projet par excellence qui soit apte à traduire fidèlement la mission de Springboard consistant à « faire vivre la recherche », la commercialisation de l’instrument MARC (Measurement of Accuracy when Resin Curing) pourrait fort bien arriver en première place. Mis au point à l’origine par le Dr Richard Price, dentiste praticien et professeur à la faculté des sciences dentaires de l’université Dalhousie, et par son adjoint, Christopher Felix, l’instrument MARC offre une solution à un problème auquel sont confrontés les dentistes de partout dans le monde depuis des décennies.
Les dentistes utilisent des résines composites molles qui s’apparentent à la couleur des dents pour obturer les dents cariées, et pour faire durcir la résine ils appliquent sur le matériau une lumière bleue brillante. Jusqu’à présent, toutefois, le dentiste n’avait aucune manière de mesurer ou de contrôler la quantité d’énergie lumineuse qu’il appliquait. Une application excessive de lumière peut endommager non seulement la résine mais également les tissus et les nerfs avoisinants. Si le dentiste n’applique pas assez de lumière, alors la résine ne pourra durcir suffisamment et devra être remplacée plus tôt. Les études ont révélé une application variable de l’énergie lumineuse pouvant aller jusqu’à dix fois plus ou moins élevée d’un dentiste à l’autre, ce qui constitue un problème de taille, compte tenu du fait que l’obturation des dents cariées est un procédé pratiqué quotidiennement par des milliers de dentistes sur des centaines de milliers de clients. Le MARC arrive à point comme instrument essentiel dans la restauration des dents.
Aidée d’un logiciel conçu sur commande, l’invention du Dr Price mesure avec exactitude la quantité d’énergie lumineuse totale qui est appliquée sur une obturation en bouche, en tenant compte de conditions comme l’emplacement de la carie dans la bouche, du type de lampe à polymériser et du type de résine utilisé afin d’assurer une application étanche. À l’origine, le Dr Price utilisait le MARC comme outil d’enseignement destiné aux étudiants en sciences dentaires et aux professionnels de la faculté des sciences dentaires de l’université Dalhousie, mais il était certain que cet instrument avait un potentiel commercial, tout en sachant qu’il avait besoin d’aide pour le commercialiser.
« Je savais très bien que le MARC pouvait être un instrument très utile, » affirme le Dr Price, « mais je ne savais pas, toutefois, toutes les étapes qu’il faudrait franchir pour livrer cet instrument entre les mains de professionnels des sciences dentaires. Springboard nous a fourni une aide tout à fait inestimable. »
Dr Price a entrepris des démarches auprès du bureau de liaison avec l’industrie de Springboard, situé à l’université Dalhousie, dans une tentative pour obtenir l’aide d’experts dont il avait besoin pour transformer son idée en une réalité commerciale rentable. Après avoir pris connaissance de l’invention du Dr Price et de la vision de ce dernier quant à l’application pratique de l’instrument qu’il avait inventé, le gestionnaire des opérations, Kevin Dunn, et son personnel ont fait appel au réseau de Springboard afin d’obtenir l’opinion initiale des membres.
« La possibilité d’avoir accès à des experts en transfert des technologies et en développement des affaires au sein du réseau de Springboard est une ressource de valeur inestimable, » affirme Kevin Dunn. « Le fait de pouvoir partager des opinions, des idées et des expériences vécues nous a aidés à décider non seulement si l’instrument MARC avait un potentiel de viabilité sur le marché, mais nous a aidés aussi à planifier la meilleure stratégie possible de commercialisation. »
Monsieur Dunn et son équipe ont décidé que la première mesure à prendre consistait à remplacer le prototype de recherche plutôt rudimentaire que le Dr Price utilisait dans ses classes par un modèle plus attrayant et plus commercialisable qui serait susceptible de faire belle figure lors de démonstrations à des investisseurs possibles. Grâce à un financement d’appoint fourni par le Comité d’évaluation des technologies de Springboard, une version plus réaliste du MARC a été mise au point afin de permettre aux personnes intéressées de voir exactement comment l’instrument pouvait être utilisé sur un vrai client.
Selon le directeur général de Springboard, David Shindler, lorsque le Comité d’évaluation des technologies de Springboard, formé de personnes ayant une grande expérience en commercialisation, a examiné le MARC pour la première fois, il a soulevé de nombreuses questions concernant l’intérêt commercial et le besoin immédiat d’un instrument de la sorte. Manifestement, il fallait produire un prototype plus attrayant en vue d’une démonstration à une conférence internationale des professionnels des sciences dentaires. Cette démonstration était de toute première importance pour déterminer la viabilité commerciale de l’instrument. Par conséquent, le Comité d’évaluation des technologies de Springboard a accordé un financement destiné au développement d’un prototype à temps pour la tenue de la conférence. Lors de la conférence, l’instrument MARC et sa présentation par le Dr Price ont fait fureur, ce qui est venu confirmer le potentiel commercial de cette technologie.
« Le financement accordé par le Comité d’évaluation des technologies a permis de confirmer le potentiel commercial de l’instrument MARC et de susciter l’intérêt des investisseurs, » affirme monsieur Shindler. « C’est précisément la raison d’être du Comité d’évaluation des technologies. »
Springboard, bien sûr, a continué d’offrir de l’aide et des conseils aux responsables du projet. Grâce à la formation, aux programmes de liaison avec l’industrie et la communauté et au réseautage qu’assure chaque membre de Springboard, le bureau de liaison avec l’industrie et de l’innovation de l’université Dalhousie a été en mesure d’obtenir la participation d’un entrepreneur local, Colin Deacon, et de négocier une licence pour l’instrument MARC en vue de la formation d’une nouvelle entreprise privée appelée BlueLight Analytics, Inc.
« Sans l’intérêt, l’aide et l’appui de Springboard et du bureau de la liaison avec l’industrie et de l’innovation de l’université Dalhousie, l’instrument MARC n’aurait jamais franchi les portes de ma salle de classe, » de dire le Dr Price. « Pire encore, quelqu’un aurait pu s’accaparer de la propriété intellectuelle et toute tentative de commercialisation que j’aurais pu entreprendre seul n’aurait pas nécessairement suscité le genre d’intérêt qui ne cesse d’augmenter pour le MARC à l’aide de BlueLight Analytics. Je suis très enthousiasmé par les perspectives et j’ai confiance en l’avenir du MARC ainsi que dans le développement de nouveaux produits. »
Un an plus tard, BlueLight Analytics assure non seulement la commercialisation active du MARC auprès de chercheurs et de fabricants d’instruments dentaires, surtout dans le domaine de la formation en sciences dentaires, mais l’entreprise a déjà vendu plusieurs unités et d’autres sont commandées.

En plus d’encourager le développement d’initiatives de commercialisation entre le secteur de la recherche et le secteur de l’industrie, Springboard joue comme rôle unique de favoriser une collaboration synergique entre les collèges et les universités.
Le parfait exemple de cette synergie est le nouveau centre de recherche sur la fermentation industrielle à échelle réduite que dirige un des membres de Springboard, le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB), à son campus d’Edmundston.
Seule installation de son genre à l’est de Montréal, ce nouveau centre se consacrera à la recherche appliquée, au transfert des technologies, à la commercialisation et à la formation dans le secteur de la biotechnologie industrielle. Le Centre créera aussi une bioraffinerie ayant la capacité d’effectuer des essais de fermentation à grande échelle, méthode d’essai à laquelle les chercheurs des universités et des PME n’avaient pas accès jusqu’à présent, dans la région de l’Atlantique.
« Jusqu’à présent, seules des installations du Canada central et des États-Unis avaient la capacité de mener pareils essais, de sorte que les chercheurs du Canada atlantique devaient engager des sommes exorbitantes et investir beaucoup de temps pour réaliser des essais à plus grande échelle de leurs découvertes en biotechnologie », selon Rick Saulnier, agent de liaison industrielle du CCNB. « Le Centre pré-commercial de technologies en bioprocédés permettra aux chercheurs de surmonter des obstacles importants dans leurs efforts pour développer et commercialiser la technologie » ajoute-t-il.
C’est grâce aux efforts inlassables de Kevin Shiell, spécialiste en bio-fermentation et professeur au Collège communautaire, que le Centre a pu voir le jour et évoluer. Dès le début, il était convaincu de la viabilité du Centre et il a déployé tous les efforts afin d’établir les bases solides nécessaires à son développement. En raison d’une collaboration étroite avec l’U.N.-B., qui a permis à monsieur Saulnier de bénéficier d’un mentorat offert par Chris Mathis, du bureau des services de recherche, et au collège d’obtenir l’appui de nombreux chercheurs en biotechnologie de l’U.N.-B., le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick a été en mesure de soumettre une proposition au CRSNG afin d’obtenir des fonds du Programme d’ICC, et c’est ainsi que le centre dont rêvait monsieur Shiell est devenu une réalité.
Monsieur Saulnier affirme : « La formation, le réseautage et l’expertise auxquels j’ai pu accéder auprès de mes collègues membres de Sringboard à l’U.N.-B. et à l’université Saint Mary’s ont été déterminants pour le succès de la proposition que nous avons soumise au CRSNG-ICC. Le financement offert par Springboard nous a permis de retenir les services d’experts-conseils en recherche des marchés, en affaires, en finances et en technologie afin d’assurer l’excellence de notre proposition. »
Le 12 octobre 2010, le ministre de l’Industrie, Tony Clement, et la présidente du CRSNG, Suzanne Fortier, ont remis au CCNB un octroi de fonds du Programme d’ICC de 2,3 millions de dollars destiné à l’embauchage d’un personnel de recherche pour le nouveau Centre. C’est la première fois qu’un octroi de ce genre est accordé à un collège communautaire de la région de l’Atlantique.
« L’ouverture du Centre pré-commercial de technologies en bioprocédés au CCNB marquera un tournant décisif pour la recherche et la commercialisation non seulement au Nouveau-Brunswick, mais dans toute la région » affirme monsieur Shiell, qui sera la directrice scientifique du Centre. Il ajoute : « Nous avons déjà conclu plusieurs contrats qui seront mis en vigueur sous peu et nous avons une très grande confiance en la durabilité future du Centre. »

Partout dans le monde, les gouvernements, les entreprises et les investisseurs consacrent de plus en plus d’efforts dans la recherche d’autres sources énergétiques viables et efficaces.
Puisqu’elle génère les marées les plus hautes et les plus puissantes au monde, la baie de Fundy est un véritable laboratoire vivant pour effectuer des études marémotrices. Le monde entier suit avec beaucoup d’intérêt les recherches entreprises sur la baie de Fundy, car s’il est possible de capter l’énergie produite ici, dans des conditions on ne peut plus difficiles, on devrait pouvoir le faire n’importe où.
Vu la situation géographique de Wolfville, sur la côte sud du bassin Minas, que viennent arroser les fameuses marées de la baie de Fundy, il n’est pas étonnant que l’université Acadia soit un chef de file mondial dans l’étude de l’effet sur l’environnement de l’énergie marémotrice. L’université Acadia compte à son actif plus de 100 ans de recherche pluridisciplinaire dans le domaine de l’effet sur la faune et la flore, le paysage ordinaire et marécageux ainsi que sur les cours d’eau de projets d’exploitation de l’énergie marémotrice. À ce titre, elle s’est taillé une réputation de marque partout au Canada et dans le monde.
Les connaissances spécialisées des chercheurs de l’université Acadia étant de plus en plus en demande à l’échelle internationale, le bureau de liaison avec l’industrie et la collectivité participe à la recherche de partenariats qui permettront aux chercheurs de partager et d’élargir leurs compétences pour le bénéfice à la fois de l’industrie et de la collectivité.
En 2010, l’Acadia Centre for Estuarine Research (ACER) a célébré ses vingt-cinq ans d’existence. Dirigé par madame Anna Redden, le centre ACER est le seul centre de recherche en son genre au Canada. Il se consacre principalement à la recherche sur les estuaires et les écosystèmes de la baie de Fundy et des régions adjacentes du golfe du Maine et de Georges Bank.
L’incidence écologique et biologique des projets d’énergie marémotrice de la baie de Fundy sont ce qui retient surtout l’attention du centre ACER et de son réseau de chercheurs et d’intervenants communautaires. Parmi les nombreux projets dont s’occupe le centre ACER, il y a des partenariats avec des membres de l’industrie et des groupes communautaires, lesquels ont permis de formuler des recommandations sur la gestion de la ressource et la surveillance de l’effet sur l’environnement des projets d’exploitation de l’énergie marémotrice.
Tout dernièrement, le centre ACER et ses partenaires des milieux de la recherche et de l’industrie ont reçu deux subventions à la recherche de l’Offshore Energy Environmental Research (OEER) et de l’Offshore Energy Technical Research (OETR) afin de procéder à l’évaluation du volume d’énergie marémotrice qui peut être capté, du mouvement et du comportement de diverses espèces de poissons à proximité des turbines de démonstration, de même qu’à l’évaluation du risque d’amas de glace et d’autres débris susceptibles de nuire au fonctionnement des turbines. Les chercheurs de l’université Acadia effectuent également des essais de simulation des ressources en énergie marémotrice sur un ensemble d’ordinateurs de haute gamme à l’université. Ils ont été invités à partager leur expertise dans un certain nombre d’autres études sur l’énergie marémotrice financées par l’OEER et l’OETR.
La baie de Fundy a des caractéristiques si uniques que son importance pour la région avoisinante est vaste à tous points de vue. En tant que membre de Springboard Atlantic, le bureau de liaison avec l’industrie et la collectivité est convaincu de la valeur commerciale de la recherche sur les marées. Leigh Huestis, directrice du bureau de liaison, et Peggy Crawford, coordonnatrice de la recherche et de l’innovation, collaborent étroitement avec le centre ACER en vue de l’élaboration de propositions de financement destinées à la création de partenariats entre les chercheurs, l’industrie et le gouvernement, et afin aussi d’assurer la liaison entre les intervenants, de négocier les ententes et de cibler de nouveaux partenaires. Elle ont jouée un rôle déterminant dans la facilitation des projets de recherche entrepris avec des partenaires importants de l’industrie, notamment la firme Jacques Whitford, qui se consacre au génie de l’environnement, la société d’énergie Nova Scotia Power, l’entreprise Minas Basin Pulp and Paper, la Fundy Tidal Inc. et le Fundy Ocean Research Centre for Energy (FORCE).
Selon madame Huestis, « L’énergie, le tourisme, l’infrastructure, l’agriculture, l’aquiculture et la pêche sont autant de secteurs qui sont soumis aux mouvements de la baie de Fundy, tant aux mouvements naturels qu’aux phénomènes produits par l’homme. » Elle ajoute : « La recherche est essentielle à la durabilité économique et environnementale de la région et elle doit être partagée afin que l’industrie, le gouvernement et la collectivité soient en mesure de prendre des décisions éclairées en matière de développement. Notre rôle, au bureau de liaison avec l’industrie et la collectivité, est de faciliter ce partage de l’information et de promouvoir l’université Acadia en tant que chef de file international. »

Si le vin s’améliore dans la bouteille avec le temps, il faut le boire et le partager en bonne compagnie pour en apprécier la pleine valeur. Il en va de même pour la recherche.
Celle-ci est importante en soi, mais son pouvoir réel réside dans le partage de l’information et des résultats. Pour le bureau de liaison avec l’industrie et la collectivité de l’université Acadia, le partage de l’information et de l’expérience est au cœur même du travail de développement qui se fait avec la jeune industrie du vin de la Nouvelle-Écosse.
Au cours des deux dernières années, le bureau de liaison a entrepris un dialogue avec les membres de la Grape Growers Association et de la Winery Association de la Nouvelle-Écosse afin de mieux cerner leurs besoins en matière d’expansion de l’industrie du vin. Parmi les initiatives récentes, un voyage éducationnel a été organisé pour des représentants de l’industrie dans la région de Niagara, centre par excellence pour la production du vin au Canada.
Leigh Huestis, directrice du bureau de liaison, affirme que l’université Brock et le Cool Climate Oenology and Viticulture Institute (CCOVI) de cette université sont reconnus à l’échelle internationale pour leur expertise et leur collaboration dans la recherche au sein des industries vinicole et viticole du Canada. Elle affirme : « De plus, les installations viti-vinicoles de la région de Niagara sont très développées sur le plan industriel. Nous étions convaincus que les membres de l’industrie de la Nouvelle-Écosse pourraient bénéficier du fait d’observer ces partenariats en action. »
Le voyage a été financé par Springboard et le ministère de l’Agriculture de la Nouvelle-Écosse, la Winery Association of Nova Scotia (WANS) et l’université Brock. Dix-sept personnes ont participé au voyage et elles représentaient l’industrie viti-vinicole locale, la Winery Association of Nova Scotia ainsi que des membres du réseau de Springboard de l’université Acadia, du Collège d’agriculture de la Nouvelle-Écosse, du Nova Scotia Community College et du Holland College. Le voyage de deux jours avait été organisé par le bureau de liaison de l’université Acadia et le bureau de liaison avec l’industrie du Collège d’agriculture de la Nouvelle-Écosse, de concert avec le Cool Climate Oenology and Viticulture Institute. Les participants ont pu assister à une séance à l’université Brock portant sur la collaboration dans la recherche qui se fait au CCOVI, ils ont pu faire une visite du Niagara College afin de discuter de sa programmation et des collaborations en matière de recherche, ils ont assisté à une réunion avec la Ontario Grape Growers Association et ont visité divers établissements vinicoles afin de constater les résultats de projets de recherche précis et de divers partenariats. Tous sont revenus très motivés par les connaissances acquises et très sensibilisés au pouvoir de la collaboration.
Janice Ruddock, directrice générale de la Winery Association of Nova Scotia, a affirmé que, s’agissant du développement de l’industrie vinicole de la Nouvelle-Écosse, ce voyage aura un effet durable. Elle ajoute : « Nos membres ont eu la possibilité de réseauter avec d’autres établissements vinicoles et de tirer profit de l’expérience de ceux-ci pour ce qui est des partenariats en recherche. Ces renseignements ont une valeur inestimable. L’avenir est prometteur pour nous tous. »
Le voyage a suscité également beaucoup de discussions parmi les membres du réseau de Springboard au sujet de la possibilité d’entreprendre d’autres projets de concert avec l’université Brock, de deux nouveaux programmes de recherche à l’échelle de l’industrie et de la possibilité de créer un centre d’excellence viti-vinicole au Canada atlantique.
« Les possibilités sont grandes pour l’industrie vinicole de la Nouvelle-Écosse et la recherche peut jouer un rôle déterminant dans son succès », affirme madame Heustis. Elle ajoute : « Le voyage à Niagara nous a permis de renforcer nos liens avec l’industrie. Ensemble, nous travaillons à l’élaboration d’une vision commune de croissance durable et de succès commercial. »

La plupart des gens s’entendent pour dire que la diversification de l’économie est essentielle à la croissance de la région de l’Atlantique. Les éléments clés d’un avenir prospère sont le développement de nouvelles industries et la création de l’expertise et de l’entrepreneurship.
« À Springboard, nous croyons fermement que la recherche est le fondement et la structure du développement économique, qu’elle donne aux idées leur force motrice et aux nouvelles entreprises la confiance dont elles ont besoin, » affirme l'ancien directeur général de Springboard, David Shindler.
Un excellent exemple du rôle que la recherche peut jouer dans le développement de nouvelles industries nous provient de la Vallée d’Annapolis, ce lieu idyllique qui pourrait très bientôt être considéré comme la vallée de Napa du nord.
L’industrie vinicole de la Nouvelle-Écosse croît à un rythme vertigineux et compte maintenant 13 vignobles qui occupent 500 acres de terre en production. Les experts prévoient que ce nombre pourrait doubler au cours de la prochaine décennie et que l’industrie atteindra une valeur de 23 millions de dollars d’ici 2020. D’intérêt particulier est la région de Wolfville, que Wines of Nova Scotia appelle l’épicentre de l’expérience vinicole en Nouvelle-Écosse. Cependant, de nombreux viticulteurs citent comme obstacles à l’expansion un manque d’expertise en affaires et de connaissances scientifiques sur des sujets importants comme la lutte contre les insectes nuisibles, les stratégies de culture biologique et la résistance des vignes au froid. Malgré l’énorme potentiel commercial, la volonté acharnée et la très grande passion des viticulteurs, ces derniers ne parvenaient pas à obtenir facilement l’aide d’experts dans ces domaines. C’est alors que le bureau de liaison industrielle et communautaire de l’université Acadia (ICE) a vu l’occasion de combler une lacune.
La directrice de ICE, Leigh Huestis, travaille avec les viticulteurs, la Grape Growers Association et la Winery Association de la Nouvelle-Écosse afin de cerner les ressources et l’expertise que l’université Acadia pourrait offrir pour venir en aide à l’industrie vinicole.
« En écoutant les viticulteurs exprimer leurs besoins et leurs préoccupations, nous avons pu constater avec enthousiasme qu’en réunissant les ressources de la communauté universitaire de l’université Acadia et du réseau de Springboard, nous pouvions les aider sensiblement à surmonter les obstacles et à parvenir au succès, » de dire madame Huestis. Elle ajoute : « Je savais aussi qu’il serait très enrichissant pour nos chercheurs de pouvoir mettre leurs connaissances en pratique. À tous points de vue, ce partenariat allait être favorable pour tous les intervenants. »
Vivement conscient de toute l’importance de leur collaboration, chercheurs et entrepreneurs n’ont perdu aucun temps à initier de nouveaux projets afin d’étudier les populations existantes d’insectes, d’élaborer une stratégie de lutte contre les insectes nuisibles et de mener une étude commerciale visant à déterminer la capacité d’expansion de l’industrie vinicole en Nouvelle-Écosse et d’exploiter un laboratoire à l’université Acadia afin d’analyser les composés chimiques du vin, procédé analytique que les viticulteurs devaient faire faire jusquelà par des laboratoires de la Californie. ICE a également fait appel aux ressources de Springboard afin d’examiner l’accueil par les consommateurs et le potentiel commercial d’un nouveau produit du vin à valeur ajoutée, un cidre de pomme pétillant.
Jonathan Murray, propriétaire de Muir Murray Estate Winery, de Wolfville, avait hâte de développer ce produit tout en sachant très bien qu’il pourrait échouer lamentablement sur le marché sans l’appui d’une recherche solide.
« La recherche parrainée par ICE a réellement appuyé nos hypothèses selon lesquelles le cidre de pomme pétillant avait le potentiel de réussir sur le marché », affirme monsieur Murray. « Grâce à cette recherche, nous pouvons maintenant présenter un plan d’affaires solide et éprouvé à nos bailleurs de fonds, et les possibilités de développement de ce produit ne cessent de se multiplier. »
Au mois de juin 2011, le Nova Scotia Agricultural College et le Nova Scotia Community College, autres membres du réseau de Springboard, se sont joints à l’université Acadia pour la tenue du forum sur les partenariats dans l’industrie vinicole du Canada atlantique. Cet événement réunissait des chercheurs scientifiques, des vignerons et des viticulteurs de toute la région de l’Atlantique, de l’Ontario et des ÉtatsUnis dans le cadre d’un forum destiné à favoriser l’échange d’idées et la création de réseaux de collaboration. Plus de 100 personnes ont participé à ce forum qui a connu beaucoup de succès et permis de lancer de nouveaux projets de recherche, de nouveaux partenariats, sans parler de tout l’enthousiasme qu’il a suscité.