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Modèles de réussite

Sain et sauf : Une formation marine

La négociation du deuxième contrat de licence entre Memorial University de Terre-Neuve et Virtual Marine Technology au début de l’année 2007 n’a pas été une mince affaire.

Virtual Marine, aussi reconnue sous la désignation VMT, était une jeune entreprise émergente qui avait commercialisé un système de simulation pour la formation que les scientifiques à Memorial University avaient développé après le naufrage de la plate-forme de forage Ocean Ranger en 1982 qui avait fait 84 morts.

Après que Memorial University ait reçu du financement de recherche pour le projet, VMT a été lancé en 2006, créant une personne morale qui allait concéder des licences sur la propriété intellectuelle et vendre les systèmes de formation. 

La première entente d’octroi de licence de VMT a été faite avec Memorial University, mais la deuxième impliquait aussi le Marine Institute de l’université et l’Institut des technologies océaniques du Conseil national de recherches. Avec autant de parties impliquées, n’importe quelle entente d’octroi de licence aurait forcément été compliquée.

Alors David King, le président et PDG de Genesis Group Inc., a pris le taureau par les cornes et a démêlé la situation.

Le Genesis Group est l’agence de commercialisation de Memorial University et comprend Genesis Research, qui relie les entreprises et l’industrie ainsi que le Genesis Centre, un incubateur pour des compagnies qui sont nées à l’université. Il s’agit aussi d’un membre essentiel de Springboard Atlantic en Terre-Neuve et Labrador.

David King s’est proposé de prendre en charge les négociations au nom de Memorial University, le Marine Institute et le CNR et il a été en mesure de conclure l’entente d’octroi de licence. Il a aussi pris l’initiative de s’assurer que la propriété intellectuelle était protégée.
De plus, il a présenté VMT - qui a été un locataire au Genesis Centre – à son premier investisseur providentiel qui a investi de l’argent dans la compagnie au cours de l’été 2007.  

Mais ce n’était que le début d’une longue relation enrichissante entre Virtual Marine Technology, Memorial University et Genesis Group. « Nous avons trouvé une façon de travailler avec l’université en ce qui concerne l’octroi de licence en matière de technologies qui profite à tout le monde », a affirmé le PDG Capt. Anthony Patterson.

La compagnie est devenue une pierre angulaire du regroupement des industries océaniques de Saint John’s. Elle a reçu 3,2 millions $ venant d’investisseurs menés par GrowthWorks Atlantic et a ultérieurement recueilli du financement par emprunt de la Banque de développement du Canada.

La compagnie a pris de l’élan en vendant ses systèmes de formation maritime à deux marchés clés – l’industrie des hydrocarbures extracôtiers et la défense nationale. Ses clients fonctionnent avec une règlementation stricte et s’efforcent à atteindre les normes établies à leur attention. Mais la répétition de mesures de sécurité dans des conditions maritimes extrêmes peut coûter cher et peut même s’avérer dangereuse.

Les systèmes de simulation de VMT permettent aux organismes nautiques de faire de la formation et de réaliser des essais dans de telles conditions virtuellement équivalentes, ce qui permet d’améliorer la sécurité du personnel et de faire économiser de l’argent à l’organisme.

Dans la dernière décennie Virtual Marine a conclu des ententes importantes au Canada dans ces deux segments de marché et ces ventes ont rehaussé son profil sur les marchés à l’étranger.

Le chiffre d’affaires de VMT a augmenté de 500 pourcent dans les deux dernières années, ce qui le place maintenant entre 1 million $ et 5 millions $. Cette augmentation est surtout dûe au fait que la compagnie a obtenu des contrats importants dans le Golfe du Mexique et la mer du Nord et des contrats additionnels dans des pays tels l’Allemagne et le Brésil.

Cette croissance n’a fait qu’enrichir sa relation avec Memorial University. L’université mène encore des recherches pour la compagnie et l’accord des redevances permet à VMT d’accorder des licences additionnelles sur la propriété intellectuelle de l’université au fur et à mesure qu’elle devient disponible.

Pour financer cette recherche, la compagnie accorde des subventions à l’université et au fil des années la valeur de ces subventions a atteint presque 1 million $, ce qui n’est pas si mal pour une compagnie de 20 employés.

« En contrepartie, nous avons un formidable accélérateur », a-t-il dit en parlant des chercheurs scientifiques qui travaillent avec lui. « Si ceci se produisait plus souvent au Canada atlantique, on aiderait à accélérer la croissance de nos industries de façon exponentielle ».