Modèles de réussite

Un climat propice à la commercialisation

Un des problèmes les plus épineux et les plus importants auquel les nations sont aux prises aujourd’hui est le problème du changement climatique.

Les changements climatiques ont des répercussions sur tous les aspects de la vie – sur l’économie, la santé, l’agriculture, la fabrication, la pêche, pour n’en nommer que quelques-uns. Aussi, l’industrie et le gouvernement, à tous les échelons, cherchent des moyens novateurs, efficaces et économiques d’éliminer cette menace de taille. Plus que jamais, la science et la technologie ont un rôle essentiel à jouer dans la mise en marché des solutions qu’elles proposent face à ce problème. C’est précisément l’objectif que s’est donné le bureau de liaison avec l’industrie de l’université St. Francis Xavier.

Dave Risk, professeur en science de la terre, et son équipe du centre de recherche en science environnementale de l’université St. Francis Xavier, ont développé une technologie de pointe capable de dépister et de vérifier avec précision les émanations de gaz responsables du réchauffement climatique qui, soit sont entreposées sous la terre, dans des installations industrielles importantes appelées projets de capture et de stockage du CO2 (CSC), soit s’échappent du sol en raison d’activités à la surface comme la foresterie, l’agriculture ou d’autres activités menées à la surface qui altèrent le sol. La technologie inventée par monsieur Risk, une sonde appelée Continuous-Timeseries Forced-Diffusion Monitoring (CT-FD) permet non seulement de surveiller le stockage souterrain du dioxyde de carbone dans ces grands sites industriels de stockage (CSC), afin d’en assurer la sécurité, mais elle permet aussi de mesurer avec précision les émanations de dioxyde de carbone (CO2) de vastes étendues de terre qui ont été soumises à une forme d’exploitation, ce qui constitue une caractéristique importante de la technologie puisque le quart de toutes les émanations de CO2 proviendrait de ce genre d’activités à la surface du sol. Les autres caractéristiques de la sonde CT-FD qui en font un instrument unique sont sa petite taille et le fait qu’elle se transporte facilement. Elle peut facilement être enfouie dans la terre et résiste aux conditions atmosphériques les plus violentes. Elle fait la distinction entre le CO2 qui est injectée dans le sol et le CO2 qui provient des plantes. De plus, il s’agit d’une technologie sans fil, ce qui signifie que la collecte des données peut se faire sans manipulation humaine sur les lieux.

Le professeur Risk savait très bien que son invention était intéressante et il pensait qu’elle aurait certaines applications limitées. Il a présenté son invention à Andrew Kendall, gestionnaire du bureau de liaison avec l’industrie de l’université St. Francis Xavier, et après avoir mené des recherches, les deux ont découvert qu’il existait un vaste marché mondial auquel ce genre de technologie pouvait accéder.

« Lorsque nous avons compris pleinement la qualité novatrice de la sonde CT-FD pour ce qui est de la précision de l’instrument, de sa capacité à fournir des résultats exacts et de son coût d’exploitation, nous avons saisi l’ampleur de son potentiel commercial, » affirme monsieur Kendall. « Tout particulièrement, cette sonde pourrait s’avérer très utile pour les industries et les entreprises partout dans le monde qui doivent respecter des normes gouvernementales relatives aux émanations de gaz à effet de serre. »

De concert avec monsieur Kendall, le professeur Risk a pu présenter des demandes auprès de deux programmes de Springboard – le Fonds de validation de principe et le Fonds d’aide juridique et d’obtention d’un brevet. Monsieur Risk affirme que ces deux programmes ont joué un rôle essentiel dans le lancement de la sonde CT-FD.

Le professeur Risk affirme que « Springboard était la seule source offrant le financement dont nous avions besoin pour assurer la protection de la propriété intellectuelle et pour développer davantage la sonde CT-FD ». Il ajoute que « sans ce financement, nous ne serions pas sur le point de procéder à l’essai à grande échelle de cette sonde sur le marché et, fort probablement, nous n’aurions même pas pu accéder au marché ».

La sonde CT-FD sera bientôt déployée sur des chantiers d’essais où les conditions météorologiques sont exceptionnelles comme dans l’Alberta, l’Antarctique, et la Mongolie intérieure, ainsi que sur de plus petits chantiers en Nouvelle-Écosse et dans le Grand Nord canadien. Une fois les essais terminés, le bureau de liaison avec l’industrie de l’université StFX continuera de travailler avec le professeur Risk afin de développer une entreprise essaimée chargée de commercialiser ces technologies et d’assurer l’expertise nécessaire à la surveillance et à la capture des émanations de gaz responsables du réchauffement de la planète.

« En tant que chercheur scientifique, je suis très enthousiasmé à la perspective de voir le fruit de mes recherches atteindre un potentiel de commercialisation mondial, d’autant plus que cette technologie a un effet positif sur l’environnement, » affirme le professeur Risk. « Il va sans dire, toutefois, que rien de tout cela n’aurait été possible sans l’aide d’Andrew Kendall et de ses collègues de Springboard, qui m’ont fourni une aide remarquable en termes de possibilités de financement, de réseautage, de relations extérieures et d’expertise en matière de transfert des technologies. L’aide et la collaboration quotidiennes qu’Andrew m’a fournies ont été tout simplement inestimables. Je le consulte dans toutes les démarches que j’entreprends dans le cadre de mes recherches. »