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Développement de biopesticides et de biofertilisants à des fins agricoles et horticoles

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Au moment où l’industrie de la marijuana médicale se généralise pour intégrer l’usage récréatif, il est nécessaire d’élaborer des technologies qui assureront une récolte viable. Comme toutes les plantes cultivées, le cannabis a besoin de fertilisants pour croître et de pesticides pour se protéger contre les maladies et la mort. Si Martin Filion a son mot à dire, ces pesticides ne seront pas chimiques.

Microbiologiste et agriculteur de précision sur le campus de Moncton de l’Université de Moncton, le professeur Filion étudie les organismes utiles vivant dans le sol sur les racines des plantes et à proximité des racines. Comme cet endroit est leur habitat, bon nombre de ces microbes utiles sont munis de mécanismes qui aident à protéger la plante hôte contre les maladies ou à promouvoir sa croissance et son rendement. Le laboratoire du professeur Filion étudie ces mécanismes du point de vue génétique et moléculaire pour trouver le bon microorganisme pour faire le bon travail.  

« À l’heure actuelle, les pesticides posent de plus en plus de problèmes, dit le professeur Filion. Plus nous étudions les pesticides chimiques, plus nous voulons les retirer des étagères. Les gens veulent maintenant des produits biologiques. Les biopesticides développés à partir de microorganismes utiles naturels sont viables sur le plan économique. Bon nombre des organismes avec lesquels nous travaillons sont faciles à cultiver, et le coût de production est faible. Nous étudions également les microorganismes à utiliser comme biofertilisants pour stimuler la productivité et le rendement des plantes, toujours en respectant les principes de la production biologique. »

En ce qui concerne les plantes de marijuana cultivées à l’intérieur, de nombreuses maladies peuvent leur nuire et de nombreux stress peuvent modifier leur croissance et réduire leur rendement. Cela peut être désastreux pour les producteurs, et il est donc important de trouver des moyens de les traiter, idéalement des moyens qui sont écologiques.

En enrichissant le sol ou le support de culture avec des microbes utiles ciblés, il est maintenant possible de protéger la plante contre les maladies et de promouvoir leur santé et leur productivité. Le laboratoire du professeur Filion développe des biopesticides et des biofertilisants qui seront commercialisés à des fins agricoles et horticoles. Un numéro de brevet en instance a été obtenu récemment pour l’une des souches microbiennes isolée et caractérisée par le groupe du professeur Filion. Elle servira de biofertilisant.

La recherche du professeur Filion sur les microbes qui protègent les plantes et favorisent leur croissance est loin de se limiter à la marijuana. Ses méthodes peuvent être utilisées pour découvrir pour tous les types de cultures, intérieures ou extérieures, des microorganismes au fonctionnement semblable qui existent déjà naturellement. L’équipe du professeur Filion travaille de près avec deux autres chercheurs de l’Université de Moncton qui s’intéressent au cannabis. Il s’agit du professeur David Joly, qui se penche sur la génétique de la plante, et du professeur Étienne Hébert-Châtelain, qui s’intéresse aux effets bénéfiques des cannabinoïdes sur les maladies humaines.

L'article est ecrivé par Chet Welsley (rédacteur pour Atlantic Business Magazine)